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Not your kingdom

MATHIEU BOLLON
Chroniqueur

Madball

Toujours sur une note virile, fraternelle et bon enfant, le nouvel album de Madball reflète à la fois la constance d’un groupe qui reste fidèle aux fondamentaux du hardcore mais aussi la faculté des Américains à se diversifier en incorporant des éléments typiquement punk rock voire légèrement pop dans sa musique.
14 titres
Hardcore
Durée : 29 minutes 55 secondes
Sorti le 24/07/2026
201 vues
Ironie du sort, ce dixième album studio de Madball (et le premier sans le bassiste d’origine Jorge « Hoya Roc » Guerra) est sorti le même jour que l’annonce de la disparition de Lou Koller, chanteur de Sick of it all (autre groupe culte de la scène New York Hard Core) !

Enregistré à Nashville dans le Tennessee (soit le centre névralgique de la country et du blues), ce nouvel opus fait suite à « For the cause », sorti il y a 8 ans. Le chanteur et leader du groupe Freddy Cricien (qui est aussi accessoirement le demi-frère de Roger Miret, le chanteur-leader d’Agnostic Front) est désormais le seul maître à bord. On pouvait craindre que le départ du bassiste historique du groupe « Hoya Roc » fragilise le groupe mais en réalité, il n’en est rien !

En effet, « Not your kingdom » est un monument à la gloire du Hardcore old school à la sauce new-yorkaise. Comme on pouvait s’y attendre, ce nouvel album sent bon la sueur et le sang et semble avoir été composé entre deux rixes. Dès les premières notes de « Tethered », on retrouve le style viril et « tough guy » (dur à cuir) qui caractérise les new-yorkais, à base de riffs crossover et rentre-dedans, de breakdowns massifs et de refrains entêtants. A l’instar de celle de Biohazard, la musique de Madball est née dans la rue et cela se ressent plus que jamais.

Sans fioritures ni arrangements superflus, le morceau suivant (« Flammable ») est un accès de violence sonore. Pourtant, dès le titre qui suit (« Rebelude ») et qui est une sorte d’interlude, on se rend compte que ce nouvel opus ne se limite pas du hardcore brut de décoffrage mais contient aussi (et contre toute attente) de la mélodie et de l’émotion. En témoigne « Rebel kids », sorte d’hymne punk aux paroles fédératrices.

Si beaucoup de morceaux sonnent typiquement New York Hard Core (NYHC), d’autres comme « What say you » ou « Life’s a mural » font penser à du street punk (autre nom de la oi ! music). Au son de morceaux comme « Don’t misStep », « Family first » ou « Clockwork » (qui n’est autre qu’un featuring avec le groupe Killing Time), le groupe revendique ses racines punk-hardcore.

Avec « IWI », les américains nous rappellent, comme si ce n’était pas déjà une évidence, qu’ils excellent dans les morceaux directs et expéditifs. Enfin, « Chase a dream » clôt ce nouvel opus en beauté.

Avec ce titre, on termine sur une note presque mélodique, entre hardcore, punk et une petite touche de heavy metal pour agrémenter le tout.