Avant toute chose,il me semble important pour les plus jeunes ( voire pour quelques anciens) de vous parler de Susan Kay Quatrocchio née le 3 juin 1950 à Detroit plus connue sous le nom d'artiste Suzi Quatro. 50 millions d'albums vendus à travers le monde quand même.
Elle apprend très jeune la batterie et le piano puis la basse : son père lui offre sa première 1957 Fender Precision en cette année.
À 14 ans, Elle abandonne les études pour jouer de la basse dans un groupe avec ses soeurs, après avoir vu un concert des Beatles.
Elle quitte les US, va en Angleterre (un producteur anglais la remarque lors d'un concert). Elle enregistre son premier album en 1973 \'\'Can the Can\'\' dont elle vend 2,5 millions d'exemplaires. Elle écrit par la suite de nombreux tubes tels que '48 Crash', ‘Devil Gate Drive' ou encore ‘Rock Hard'. À ce jour elle a enregistré 15 albums studio, sortie dix compilations et un album live.
Dans les années 80, elle joue dans la série Happy Days. Elle est aussi animatrice radio. Elle a été intronisée au Hall Of Fame du Michigan Rock'n' Roll Legends.
C'est la première bassiste femme à devenir et être reconnue comme une rockstar majeure. Joan Jett avoue avoir été très influencée par elle.
Pour ce nouvel opus, Suzi nous gratifie de ce qu'elle sait le mieux faire : du rock pur et simple. Ici, pas de chichis mais des racines blues et rhytm'n'blues très prononcées. L'apport régulier de saxophone, piano, choeurs féminins nous replongent dans le rock des seventies.
D'entrée avec ce ‘No soul/ No Control\'\' l'on comprend que Suzi est une rockeuse, sa voix suave , le riff de guitare nous emportent dans son rock très glitter. On ne se refait pas. ‘Strings' avec son sax et ses choeurs féminins nous emmène sur les rives du rhytm'n'blues. ‘Love isn't fair' fait carrément rock \'\'sirupeux\'\' à la mode Happy Days et son pont mi-latino mi-mexicain renforce ce côté. Le morceau pourrait presque être intégré à la bande-son de \'\'Grease\'\'.
Mais le rock hard reprend le dessus avec ‘Macho Man' :son riff basique mais avec la basse qui groove, l'orgue qui apporte sa petite touche 70's, le solo effectué en partie à la wah-wah, pas de shred, seulement du feeling. That's rock baby.
‘Don't do me wrong' et son intro à la slide guitar, l'harmonica déboule, un bon vieux 4 temps des familles, ça balance. Le piano et les choeurs apportent la petite touche glam. A noter, un solo à l'harmonica. ‘ Heavy Duty', toujours rock, tempo medium, le clavier est très présent et cette fois-ci on a droit à un solo de saxo.
‘Going Down the Blues' qui clôt l'album est un titre qui parle tout seul. Ça balance, on tape du pied et on se laisse emporter.
Vous l'aurez compris, nous sommes bien loin des standards du metal actuel voire du hard rock, ici, il s'agit de se replonger avec délectation dans le style glam rock des seventies qui a influencé nombre de groupes actuels. Vous aurez ainsi, pour les plus jeunes, un aperçu de ce qu'était le rock dans les années 70. Qui plus est avec la pionnière du hard rock au féminin. Un bon petit retour aux sources.