Ce début d'année marque une profusion de sortie d'albums liés au style Doom : le très bon Hamferd, l'album des finlandais de Hooded Menace ou celui de nos compatriotes de Monolithe.
Et c'est encore le cas avec cet album ''Necropolis'' qui va sortir le 9 février chez Jolly Roger Records, du groupe Godwatt.
Les italiens ont formé le groupe en power trio, comme à la grande époque, avec les musiciens suivants : Mauro Passeri à la basse, Moris Fosco au chant et la guitare et enfin Andrea Vozza à la batterie.
Godwatt propose un album composés de titres écrits mêlant Doom pour la lourdeur et Stoner pour le groove.
Le groupe cite notamment comme références les plus illustres combos, tels que Cathedral pour le Doom sur les passages les plus lents et lourds et Kyuss et Spiritual Beggars en ce qui concerne les influences Stoner. Mais il ne faut pas oublier Black Sabbath, qui résume les deux styles.
Par contre, le chant pêche, à mon goût. Qui plus est en italien… cela a du mal à coller au style. Mais ce n'est que mon humble avis. En ce qui concerne le timbre de voix, il me rappelle celui de Nick Holmes comme nous pouvons l'entendre sur le titre ''Tenebre''.
Parlons des morceaux les plus intéressants à l'écoute.
Le premier morceau éponyme de l'album ''Necropolis'' fait très seventies, avec des riffs plombés . Le titre me rappelle les grandes heures du Rock ténébreux des années 70, avec des groupes comme Lord Baltimore, Pentagram ou Sabbath. Le groupe se permet même d'y faire réfrence avec des cloches, comme sur le titre ''Black Sabbath''.
''Morendo'' m'a beaucoup plu, car il propose en arrière fond des nappes de claviers qui font très ''horror'' Rock, sur fond de riffs Stoner psychédéliques groovy. Et pour ne pas gâcher le moment, on entend un très bon solo plein de feeling.
Citons aussi les très sabbathiens ''Tra Le Tue Carni'' et ''La Morte E' Solo Tua''. C'est du lourd. Dommage que le groupe nous propose un chant dans la langue de Dante…
''E' La Tua Ora'' n'est pas mal, nous proposant quelque chose de plus rythmé et des refrains à la Paradise Lost, ainsi qu'un autre bon solo en twin Guitars.
Et je finirais par ''Tenebre'' et ses lignes de grattes plus rentre-dedans, tout en gardant un feeling seventies, comme on peut l'entendre sur les soli.
Un album qui utilise les ingrédients du Doom et du Stoner pour un résultat plus que correcte mais chanté en italien.