Menu principal
Accueil(current) News Live Reports Interviews The Wall Chroniques Groupes Concerts

Necromanteum

ANIBAL BERITH
Journaliste

Carnifex

Dans le deathcore des californiens, c’est assurément le Death qui l’emporte ! Avec "Necromenteum", les californiens affirment un style qui les caractérise !
10 titres
Deathcore
Durée : 42
Sorti le 06/10/2023
2008 vues

Le quintette californien originaire de San Diego déploie son neuvième opus, « Necromanteum », tout juste deux ans après le moins convaincant « Graveside Confessions ». Avec un album tous les deux ans en moyenne depuis la formation du groupe en 2005, il n’est pas chose facile de rester régulier ! Cependant, ce dernier méfait rectifie le tir et remet incontestablement Carnifex au rang numéro 1 du Deathcore !

« Necromenteum » est clairement là où on ne l’attend pas ! Dès les premiers riffs du titre intro « Torn in Two », on sent que le combo américain s’affirme dans un univers épico-horrifique et je trouve ce choix très audacieux !

Pour moi, Carnifex, c’est indéniablement LE groupe de deathcore qui sait faire du deathcore sans se perdre aux frontières du metalcore, du slamming voire du death-tech. L’équipe de Scott Lewis a toujours su trouver son chemin en affirmant dès le départ un style qui les caractérise; ce n’est pas pour rien si Carnifex se démarque de ses homologues !

Avec « Necromenteum », les deathcoreux vont encore plus loin dans l’expérimentation de leur musique en ajoutant, sans demi-mesure aucune, des orchestrations symphoniques épiques et magistrales ! L’album est assurément grandiose tout en conservant ses racines horrifiques et brutales. Le mix est parfait, très justement dosé grâce à une progression des samples symphoniques mesurée sur le premier tiers, qui s’estompe sur le second pour revenir en grande pompe sur le dernier magnifié par le jumelage des deux derniers titres « Bleed More » et « Heaven and Hell All at Once » en guise de conclusion !

Scott Lewis offre une prestation à couper le souffle en alternant son growl et son scream sans fausse note tout en flirtant avec un chant davantage typé black old school par moment (« Crowned in Everblack »). On se croirait revenu dans les 90’s ! La rythmique est intense, brutale, assommante parfois (« Death's Forgotten Children », « The Pathless Forest », « How the Knife Gets Twisted »); les riffs sont assassins, râpeux et engagés distillant des sonorités tortueuses asseyant le style des californiens influencé par l’univers de l’horreur.

Le disque est varié, capable d’asséner, à l’auditeur, de gros uppercuts sans aucune finesse et de continuer le combat avec plus de souplesse en saupoudrant abondamment les compositions d’orchestrations épiques et grandiloquentes à la Behemoth voire Fleshgod Apocalypse. La production est moderne, précise offrant un son irréprochable et un mix des influences au diapason ! Le tout s’imbrique comme dans une partie de Tetris bien menée !

Avec ce neuvième album, Carnifex continue sa progression dans l’univers du deathcore en associant avec justesse des plans musicaux influencés par LE metal extrême en général pour asseoir un style propre et caractéristique. Dans le deathcore des californiens, c’est assurément le Death qui l’emporte !

1. Torn in Two
2. Death's Forgotten Children
3. Necromanteum
4. Crowned in Everblack
5. The Pathless Forest
6. How the Knife Gets Twisted
7. Architect of Misanthropy
8. Infinite Night Terror
9. Bleed More
10. Heaven and Hell All at Once