Yeah !!!! Ça part en trombe. Du bon vieux street punk / hardcore en 12 morceaux, c'est le son de GBH, qui revient avec Momentum, leur 12ème album.
Sans ce son, pas de Metallica, pas de Slayer, pas de The Unseen, pas de Rancid (j'exagère à peine). Et si pas de Rancid, pas de Jim et donc pas de chronique aujourd'hui, de ma part en tout cas. On s'égare, mais c'est pour dire avec quel émoi je fais la découverte de ce 12ème album des anglais, pionniers du street punk. Et quelle bonne nouvelle de les retrouver à nouveau sur Hellcat Records, label dirigé par Tim Armstrong de Rancid et hébergé chez Epitaph, la référence absolue en matière de punk rock.
GBH fait partie des premières générations de punks anglais et reste une montagne d'influences pour tout un tas d'artistes, en Angleterre ou aux US depuis 35 ans. Pas avare en tournées ni en albums, le groupe nous a quand même fait un peu attendre avant de donner suite à Perfume and Piss. Que d'attente (7 ans !) entre les 2 disques ! Du coup, ça s'annonce bien avec des bons riffs punk, hardcore et rock'n roll, une énergie intacte et un son au goût du jour. Merci la production, en partie réalisée par Lars Frederiksen de Rancid (encore !). Eux-mêmes ont été surpris du résultat, c'est dire...
Bon, inévitablement, quand on écoute GBH, on s'attend à tomber sur du gros punk-rock, classic-as-fuck, avec un tempo rapide, et des morceaux agressifs. Eh bien, heureusement, on est servis. Momentum fait carrément honneur au style et la trame habituelle du punk hardcore est respectée. Dans la construction des morceaux : riff de départ, couplet-refrain-couplet-refrain-byebye tout le monde, dans la tonalité et dans l'esprit des chansons. Classiques et efficaces, les titres No News, Enemies, Us Against The World s'enchainent parfaitement, évoquant ici ou là leurs dignes successeurs Total Chaos (Population Bomb) ou The Casualties (Momentum). En bref GBH balance du gros punk : rythme soutenu, riffs acérés et des compos très directes, sans fioriture. Classique.
Pour plus d'originalité, il faudra voir du côté de Tripwire Strange avec un bon riff rock'n roll qui me fait penser aux Dropkick Murphys avec la voix de Tim Armstrong. Rock'n roll toujours sur le mid-tempo de Fifty What ? et sur Blue Sky Thinking, efficace avec ce superbe riff d'intro chaloupé et le bon petit solo qui va bien. GBH nous balance là quelques morceaux plus recherchés, plus travaillés mais tout aussi efficaces, sans rien perdre de leur énergie de base. Et pour terminer en beauté, le petit passage ska punk du dernier titre Liquid Paradise , qui sonne parfaitement pour un morceau de fin. Epique et mélodique.
Avec Momentum, GBH nous offre un petit voyage à travers des années de punk rock pour aboutir à un son finalement moderne, très axé sur le couple guitare / voix. Un peu plus de backup vocals, pourraient donner encore plus de puissance au son. Surtout avec 1 seule gratte. Mais heureusement, le chanteur fait un superbe job et pose une voix mordante juste ce qu'il faut. Les années ont passé, mais on entend toujours ce fond de grogne et cette envie de hurler fuck off à la face de la terre entière. Punk's really not dead !