‘’Bon, les gars, il faut qu’on attaque l’écriture de notre prochain disque et j’ai pas d’inspiration. Vu qu’on vient de signer chez AFM et qu’on est attendu au tournant, quelqu’un a une idée ?
-Et si on mettait dans un bol des noms de groupes qu’on kiffe et qu’on pomp…euh, qu’on s’inspire dudit groupe pour torcher un morceau ?
-Pas con, je vais chercher un stylo et du papier !’’
Et c’est ainsi que vint au monde le troisième méfait de Mister Misery, combo suédois formé en 2018, pratiquant un modern/gothic/indus/horror metal.
'Root Of All Evil' attaque fort avec son riff maousse costaud et sa cadence rapide, avant qu’un refrain mid-tempo bardé de chœurs et de claviers ne vienne adoucir l’ensemble. Un solo bien heavy vient relever un peu la sauce avant que ne démarre 'Erzsebet (The Countess)'. Versant dans un pop metal musclé rappelant Skillet et Lordi, ce second titre est un single en puissance.
Suit le ‘’triviumien’’ 'Eye Of The Storm', qui verse dans le metalcore traditionnel, comprendre couplets saccadés growlés, refrains mélodiques chantés et soli à la tierce. 'Survival Of The Sickest' et 'Haters' sont de la même veine alors que 'Sinner Or Saints' joue la carte de l’indus école Deathstars.
'The Doomsday Clock', sombre et heavy, lorgne furieusement vers Disturbed quand 'Hand Of Death' évoque le Dagoba des débuts.
Plus inspiré, 'Crooked Man' nous propose une comptine noire fort bien mise en son, avec une voix malicieuse proche d’un Dani Filth des grands jours.
De même, 'Ripper', qui débute façon power ballad avant de partir en toupie thrash devrait faire son effet en live.
Au final, un album varié et bien interprété, manquant cruellement d’originalité mais qui devrait prendre toute son ampleur sur scène. Ca tombe bien, il sort le 02 aout, en plein Wacken Open Air.