Menu principal
Accueil(current) News Live Reports Interviews The Wall Chroniques Groupes Concerts

Midnight

Blood Potatoe
Journaliste

TOWARD THE THRONE

Condensé de noirceur et de mélancolie, ''Midnight'' s’adresse aussi bien aux oreilles qu’à l’âme et constitue en cela une indéniable réussite.
8 titres
Atmospheric Death Metal
Durée : 37
Sorti le 27/02/2026
343 vues
AUTOPRODUCTION

Les Frenchies de Toward The Throne nous avaient agréablement surpris avec ''Vowed To Decline'', un premier long format paru en 2021. Les voici de retour avec ''Midnight'', collection de huit pièces d’une lumineuse noirceur. Prenant pour thématique l’exploration des confins de l’inconscient, ce disque conceptuel navigue entre désespoir et résilience, aliénation mentale et libération de l’esprit.
'The Void : Road From Chaos' pose l’ambiance et nous introduit dans l’univers du quatuor avec son instrumentation chiadée et sa section metal d’une rare lourdeur. Le chant écorché de Gauthier Ressel (également au poste de bassiste) évoque une souffrance conséquente qui ne laisse pas indifférent.
'Midnight' invite au malaise avec son intro inquiétante et son riffing syncopé. Saturations et arrangements symphoniques emplissent le spectre sonore tout en laissant la musique respirer, conférant à cette dernière une lisibilité précieuse.
Si la noirceur et la mélancolie prédominent ici, quelques touches lumineuses viennent percer l’obscurité sonore de l’opus, tel ce superbe solo sur 'Forge Ahead'.
L’aspect cinématographique imprègne chaque titre et confère à l’album une ambiance propice au voyage intérieur. L’occasion peut-être, pour l’auditeur, d’affronter ses traumas les plus enfouis, conférant ainsi à ''Midnight'' une dimension cathartique.
Les structures mêlent habilement l’intime et le grandiloquent sans pour autant verser dans le pompier ('7Hate', 'Malice In Veins'), preuve de la maturité des musiciens.
Loin d’être décoratifs les éléments orchestraux apportent aux morceaux une réelle plus-value. En témoigne 'A Poisonous Flower In The Desert', pièce-maitresse de ce second long, qui alterne black furieux, break acoustique, solo aérien et sonorités progressives rappelant le Enslaved période ''Vertebrae''.
Cette cuvée 2026 se referme sur le court 'Noir', où guitare spleenesque et sample de vieux film se donnent la réplique dans une ambiance mortifère. Légitime façon de clôturer une œuvre exigeante et qui témoigne de l’engagement de ses géniteurs.