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Megadeth

MATHIEU BOLLON
Chroniqueur

Megadeth

Chapitre final de la carrière de Megadeth, ce nouvel opus peine à convaincre en raison d'un manque d'inspiration manifeste.
11 titres
Speed/Thrash Metal, Heavy Metal/Rock (1990s)
Durée : 47 minutes
Sorti le 23/01/2026
295 vues
Alors que le précédent opus (« The sick, the dying… and the dead ! ») était plutôt prometteur et laissait entrevoir un avenir radieux pour Megadeth au moment de sa sortie (2022), leur nouvel album, très sobrement intitulé « Megadeth », peine à convaincre. En effet, le principal défaut de ce disque est le manque d’inspiration des compos qui constituent la trame de cet album-testament de la bande à Dave Mustaine, lequel a annoncé officiellement prendre sa retraite pour des raisons de santé.

Cet album sera donc le chapitre final de la carrière de Megadeth ! De quoi laisser un grand vide et inspirer un sentiment de nostalgie aux nombreux fans du groupe. On était donc en mesure d’attendre de la part de cet acteur majeur de la scène thrash un dernier album digne de ce nom. Néanmoins, force est de constater que le résultat n’est pas à la hauteur de nos espérances.

Il est effectivement bien loin le temps où les titans du thrash nous jetaient en pleine face des albums baroques et historiques comme « So far, so good.. so what ! », « Peace sells.. but who’s buying ? » ou encore le magistral « Rust in peace » ! Pas facile de rester constant en 43 ans de carrière : C’est pourquoi la carrière de Megadeth a été une succession de réussites mais aussi d’échecs que le groupe a surmontés tant bien que mal.

A l’écoute du morceau « Tipping point » qui ouvre les hostilités, on se demande bien ce qui est advenu du talent de notre cher Dave Mustaine. Les soli de guitare virtuoses qui faisaient la force et la singularité de Megadeth n’ont certes pas disparu, notamment grâce à l’aide précieuse apportée par le gratteux finlandais Teemu Mäntysaari (ex-Wintersun qui a rejoint le groupe en 2023), mais où diable est donc passé le talent de compositeur de l’inénarrable Mustaine ?

On se le demande tant les morceaux qui composent « Megadeth » sont cruellement dénués de ce qui faisait autrefois le génie du groupe et auraient pu être écrits par n’importe quel obscur combo de thrash débutant. On frôle l’auto-parodie avec des titres comme l’hymne punk-thrash « I don’t care », « Obey the call », « Another bad day » ou encore le très cliché « Let there be shred ».

Même si le groupe montre avec des titres assez sombres comme « Hey god ?! », « Puppet parade » ou « I am war » qu’il a encore de beaux restes, on reste pantois devant un tel déficit d’inspiration. Avec « The last note », le groupe fait officiellement ses adieux avec ce morceau empreint d’une grande nostalgie. Serait-ce une ode funèbre à la mémoire de ce groupe déjà défunt qu’est Megadeth ? Pas certain même si ça y ressemble fortement !

Comme pour rappeler qu’il a fait ses débuts au sein de Metallica et ainsi refermer la parenthèse, Dave Mustaine nous propose en conclusion de ce disque une reprise de « Ride the lightning », en tous points identique à l’originale (et ce à la note près). La boucle est bouclée : Symboliquement, c’est fort mais artistiquement cela n’apporte pour ainsi dire rien.

Rien de nouveau sous le soleil donc même si les fans du groupe trouveront sans doute leur compte dans les chansons qui composent cette ultime galette des anciens challengers du légendaire Big 4 !