Alors que l'on connaît l'Angleterre pour être le berceau du Metal, certains groupes tournent assez rapidement dans un autre univers. Fondé en 2010 par Jimbob Isaac (chant/guitare), Simon Bonwick (batterie) et Nikolai Ribnikov (basse), le groupe sort un EP en 2012, puis un album en 2014. Nikolai quitte alors le groupe, qui engage Joe Harvatt pour le remplacer, mais celui-ci prendra finalement la deuxième guitare lorsque Tom Shortt (basse) les rejoindra. Le combo débute alors la composition de Machinations, un album au son Stoner/Sludge, mais très énergique que l'on découvre maintenant.
''Fortune Favours The Insane'' débute avec une basse qui tient toute la rythmique alors que les guitares partent dans les harmoniques, puis le chant de Jimbob s'impose. La rythmique devient alors plus imposante, mais ce ne sera pas le cas de ''Disintegrate''. Ce titre joue plus sur l'aspect psychédélique que peuvent prendre les riffs des anglais pour convaincre. Les riffs parlent d'eux même, mais tirent beaucoup plus sur un Hard Rock/Stoner qu'à l'accoutumée. L'introduction de ''Nine Fates'', beaucoup plus progressive qu'à l'accoutumée, semble marquer un changement d'univers, mais le groupe vous prouvera rapidement que vous aviez tort de penser cela en vous envoyant en pleine face l'un des riffs les plus puissants de leur répertoire.
Avec à nouveau une introduction qui laisse notre esprit vagabonder, ''Speak In Tongues'' débutera lentement pour revenir sur une rythmique qui alternera entre sons psychédéliques et passages lourds à souhaits. Par contre, ''Transmutations'' sera beaucoup plus axée sur le gras dès le début des riffs. C'est le chant qui la transforme complètement, alors que ''Son Of Pythagoras'' ne fera pas dans la dentelle. Les harmoniques présentes au début du titre sont plus marquées, mais c'est avec des riffs explosifs que les musiciens décident de nous attaquer.
Pour ''Premonitions'', un son plus aérien est de mise, avec une fois encore une basse qui mènera la composition à la baguette, sous les frappes incessantes de Simon. Le groupe s'énervera à peine pour le refrain. ''Comnixant 3.0'' débute avec un son très futuriste et un peu d'écho dans les guitares, mais ce titre instrumental qui monte progressivement en intensité permet de se reposer avant l'assaut final, qui sera matérialisé par ''The Purge'', un titre résolument Sludge qui ravira les amateurs du genre. On sentirait presque le gras qui coule par les haut-parleurs.
Hark a décidé de frapper fort pour leur deuxième album, et c'est une réussite. Le groupe ne s'enferme pas dans un seul genre, mais privilégie les influences diverses pour enrichir leur son et faire en sorte qu'aucun ne ressemble au précédent. Les scènes du monde entier leur sont ouvertes.