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Live In Tokyo 2017

FRED H
Journaliste

Graham Bonnet Band

Best-of en public qui se laisse écouter sans véritable déplaisir mais qui n'est pas vraiment indispensable à moins d'être un fan ultime de notre emblématique septuagénaire
16 titres
Hard Rock
Durée : 75'46
Sorti le 12/07/2019
4432 vues
FRONTIERS MUSIC SRL
Le chanteur Graham Bonnet est un gars blanchi sous le harnais. Bientôt cinquante piges dédiées au hard Rock et pas un accroc. Un mec légendaire quoi. Les gens de sa partie l'appellent Monsieur et enlèvent leur chapeau rien qu'en entendant son blaze. Une épée, quoi ! Pensez, avant de débuter sa carrière solo, le gars a oeuvré au sein de Rainbow (avec Ritchie Blackmore), Michael Schenker Group (avec l'ex-Scorpions/UFO), Alcatrazz (avec Yngwie Malmsteen puis Steve Vai) ou encore Impellitteri (avec le sixcordiste du même nom).

En Mars 2017, le sieur Bonnet est en tournée au Japon pour défendre son dernier effort « The Book » paru un an plus tôt. Dans ses bagages, l'anglais a évidement embarqué les membres de son Band mais aussi ses anciens comparses d'Alcatrazz. En effet, plus de 3 décennies après leur dernier disque « Dangerous Games », le natif de Skegness (dans le comté du Lincolnshire) et ses ex compères ont décidés de donner quelques gigs au pays des sushis. Ce moment unique sera immortalisé sur un « Parole Denied - Tokyo 2017 » livré fin 2018. Bref, en complément de ce témoignage, le britannique a également choisi de capturer un autre concert (celui du 16 Mars) exécuté avec son propre combo. Pour ce concert, Graham a largement puisé dans les répertoires de toutes ses formations reconnues (à l'exception d'Alcatrazz) qui ont jalonnées sa longue et prolifique carrière (4 décades) mais aussi dans sa propre discographie en solitaire.

Coté setlist, pas trop de surprises. Sur les 15 titres live proposés, 10 étaient déjà présents sur le « Live... Here Comes the Night » (enregistrer au Frontiers Rock Festival III de Trezzo en 2016) sorti début 2018. Rien de vraiment nouveau (ou si peu) sous le soleil levant. S'enchaînent et s'entrecroisent donc des chansons globalement énergiques de Rainbow ('Eyes Of The World', 'Love's No Friend', 'Since You've Been Gone' et 'All Night Long'), de Michael Schenker Group ('Dancer', 'Samurai', 'Desert Song' et bien sûr 'Assault Attack'), de Impellitteri ('Stand In Line') mais aussi sa période solo ('Night Games', 'S.O.S.' et 'Lost In Hollywood') et son travail beaucoup plus récent avec son Band ('California Air', 'Into The Night', 'Rider').

Musicalement ça tient la route. Miss Beth-Ami Heavenstone et sa 4-cordes soutenue par Mark Benquchea aux baguettes font tourner efficacement toutes ses pistes de Rock Hard, Jimmy Waldo et ses claviers apportent la touche un chouia « commerciale » et le sixcordiste Conrad Pesinado s'en sort plutôt bien avec les partoches et les soli de ses illustres prédécesseurs. Tout ça demeure classique mais plutôt solide. A presque 70 piges au moment du méfait, avec sa voix chaude, Bonnet fait le job vocalement. On peut tout de même déplorer le manque de communication (les morceaux sont introduits en étant simplement nommés) et d'interactions entre notre vétéran et le public nippon (qu'on entend à peine).

En bonus, l'équipe offre une revisite studio, remaniée façon ballade acoustico-rock, d'une compo ('The Crying Chair') issue du « Meanwhile, Back In The Garage » livré l'année passée. Admettons...

« Live in Tokyo 2017 » est donc un best-of en public qui se laisse écouter sans véritable déplaisir (merci la collection de tubes du passé) mais qui n'est pas vraiment indispensable à moins d'être un fan ultime de notre emblématique septuagénaire.