Formé en 1996, Danko Jones (le groupe) fêtera donc ses trente piges d’existence l’an prochain. Très prolifiques, entre 2001 (1er méfait « I'm Alive and on Fire ») et 2023 (« Electric Sounds »), Danko Jones (le chanteur-guitariste meneur) et ses comparses ont enchaînés pas moins de douze opus studio (ça fait un tous les dix-huit mois environ) entre deux tournées.
Le trio est présentement de retour avec « Leo Rising ». Ce cru 2025, c’est du « 100% Danko Jones certified ». Bien connue, la recette est inchangée. Des gros riffs percutants ('What You Need'), des refrains accrocheurs et un esprit punk rock’n’roll (le tout est dans le titre 'It’s A Celebration'). On retrouve les mélodies vocales entraînantes, le débit « mitraillette » ('Too Slick For Love') et les gimmicks vocaux (les syncopes « You gotta let it go-go-go-go-go-go, man » de 'Gotta Let It Go') coutumiers du frontman canadien.
Cela étant dit, difficile de ne pas avoir envie de sauter et de hurler comme un beau diable à l’écoute de certaines chansons ('Everyday Is Saturday Night', le groovy 'Hot Fox'). Courts (trois à trois minutes trente), solides et efficaces, ces nouveaux feel-good morceaux de l’électrisante triplette sont taillés pour la scène ('I Love It Louder', 'Diamond In The Rough' transpercé par un solo furieux du sixcordiste Marty Friedman).
Le skeud a beau avoir été enregistré en distanciel (le bassiste John Calabrese en Finlande, le batteur Rich Knox à Toronto, Danko encore ailleurs pour les grattes et le chant), cela n’affecte en rien le rendu final supervisé et produit une fois de plus par le collaborateur de longue date Eric Ratz. Si dans ses textes Danko est le plus souvent léger (le Rock, les filles, …), il sait aussi se moquer de lui-même (l’ironique 'Pretty Stuff') ou jouer la carte de l’introspection ('I’m Going Blind').
Même s’il ne révolutionne rien, cet authentique et sans fioritures « Leo Rising » ne peut que séduire tout fan de Danko Jones.