« Last To Run » n’est clairement pas un EP « fonds de tiroirs » sans intérêt. Au contraire, The Pineapple Thief nous offre là un petit plaisir que tout fan du groupe se doit d’acquérir en attendant l’arrivée du futur format long.
Sorti en février dernier, le quinzième effort studio de The Pineapple Thief ne proposait « que » huit chansons. Dixit le chanteur, guitariste et compositeur Bruce Soord, le groupe avait dû prendre « des décisions difficiles » au moment d’établir la liste finale des compos dudit opus.
En cette fin d’année, le voleur d’ananas britannique nous livre un EP cinq titres intitulé « Last To Run ». Toujours selon le meneur vocaliste, il s’agit d’idées issues des sessions de compositions pour l’album et qui « ont depuis évoluées bien au-delà de ce que nous aurions pu imaginer à l'époque ». Apparemment, ces dites pistes fonctionnaient mieux entre elles plutôt qu’insérées parmi les morceaux retenus pour le récent et dernier opus en date.
Rien de vraiment nouveau au programme à part la qualité et le raffinement apportés une fois encore à ces inédits. Ici, les cinq compositions sont plus relevées ('No Friend Of Mine') que sur « It Leads To This », qui malgré quelques fulgurances ici et là se voulait plus doux dans son ensemble. La formation anglaise sait autant combiner le synthé avec les guitares ('The World To Me') que nous accrocher mélodiquement ('All Because Of Me').
Tandis que gentleman Bruce nous cueille avec son style vocal chaleureux et apaisant ('Election Day'), Gavin Harrison offre, comme à son habitude, une performance de haut vol. La subtilité de jeu du maître ès baguettes de Porcupine Tree est un vrai bonheur à lui seul. Derrière une fausse simplicité apparente se cache en fait des motifs de batterie inventifs ('Last To Run').
« Last To Run » n’est clairement pas un EP « fonds de tiroirs » sans intérêt. Au contraire, The Pineapple Thief nous offre là un petit plaisir que tout fan du groupe se doit d’acquérir en attendant l’arrivée du futur format long.