Burning Ground nous vient d'Italie et plus exactement de Cagliari en Sardaigne. Si le nom du groupe nous parvient aujourd'hui pour la sortie de ce premier album, il est bon de savoir qu'à un niveau underground, Burning Ground existe depuis 2002. Quinze années d'existence avant de pouvoir publier un premier album démontre déjà un amour inconditionnel de la musique heavy et du metal. Le groupe a persévéré et voit enfin se concrétiser ses rêves. Nous retrouvons donc Allessio Melis (Basse), Maurizio Meloni (chant), Angelo Melis (batterie), Andrea Alvito (lead guitare) et le petit nouveau Alberto Bandino (rythm guitare) pour un moment de heavy metal teinté de trash.
Une longue introduction nommée « Dark Ages » donne le ton d'entrée avant un « The Killing Hand » des plus classiques. Le titre regroupe toute les recettes typiques du heavy, power metal. Certains riffs sont légèrement thrash mais l'ensemble est mélodique, malheureusement sans être très inspiré. A noter, un très bon solo relève le niveau du morceau. Techniquement par contre rien à redire. Avec « Darkened Desire » Le niveau remonte d'un cran en terme de composition, si nous restons dans du classique, la composition est beaucoup plus prenante et accrocheuse. De bonnes parties de guitares emballent le morceau et le chant se veut plus varié.
L'entrée de « Facing The Shame » se fait à la mode Anthrax. Si musicalement une tendance trash se fait sentir, elle est effacée par le chant qui lui reste dans le plus pur heavy power metal. Le break musical qui contient la partie solo est de bonne facture. Une voix parlée vient faire le lien avec la reprise du refrain. Du tribalisme rythmique débute un « Before I See » en mid tempo. Encore une fois nous retrouvons un morceau qui n'est pas mauvais du tout mais qui est assez téléphoné. De nombreux plans sont connus et souvent utilisés dans le genre.
Le titre affilié au nom du groupe « The Burning Ground » est musicalement bien prenant. Le sentiment du répétitif d'un titre à l'autre provient des lignes de chant qui sont souvent semblables et pas assez aventureuses pour donner une touche personnelle au groupe. Le titre éponyme « Last Day Of Light » reprend la même recette, et encore une fois, ce qui reste à retenir est surtout placé au moment du solo.
Synthés, guitares acoustiques, « Dawn Of Hope » est le titre de sortie d'album par excellence.
Sentiments mitigés après la découverte de ce disque. Le groupe a un très bon potentiel mais réussi à lasser assez vite l'auditeur. Comme expliqué plus haut, probablement par des lignes de chants pas assez diversifiées d'un morceau à l'autre. Techniquement, tous les membres font preuve de maîtrise. Pour un premier essai, il est évident que le résultat est satisfaisant, mais quand on ressent que le groupe a les moyens de faire mieux, on a envie de le pousser en ce sens et il reste certain que l'envie d'écouter une prochaine offrande de la part du groupe est bien présente. Last Day Of Light