Mad Max, c'est comme Krokus. Un groupe reconnu, mais pas assez, marchant dans l'ombre des plus grands.
Pour cette dixième galette, « Interceptor » (hommage à la mythique voiture conduite par Mel Gibson dans le film Mad Max !), Jürgen Breforth nous promet (comme toujours) un album plein d'énergie pure, contrairement à d'autres groupes insipides, ne jouant rien d'autre que des ballades (vous avez dit Scorpions ? Oups ! ).
Dès le premier titre, on se demande un peu où est justement passée cette énergie pure. Un mid tempo, commençant en power ballade, sans grande originalité mais néanmoins agréable. On remarque également que Michael Voss est encore en pleine forme. Son chant est de bonne facture et très caractéristique.
Sans nous décoller vraiment les oreilles, les 3 titres qui suivent ont un peu plus de pêche. Le rythme est plus accéléré, les compos sont honnêtes, mais restent très FM.
Vient ensuite « Five Minute Warning », un titre lent, limite ballade, très vite oublié. Les 2 prochains titres font parti des meilleurs de l'album, « Bring On The Night » et « Streets Of Tokyo ». Elles se démarquent de par leur riffs, incisifs, et leurs refrains, toujours relevés par des choeurs comme il faut, mais qui ont le mérite de rentrer en tête.
Le reste de l'album est plus en retrait, malgré une reprise de Sweet, « Turn It Down » réussie.
Le contenu de ce dixième album est plutôt maigre et peine à faire passer « Interceptor » pour un indispensable. Il reste néanmoins une galette honnête, très bon par moments, mais ces moments sont trop rares et on finit par s'ennuyer à l'écoute. C'est dommage, car l'opus précédent, « Another Night Of Passion » était vraiment bon.