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Initium Mortis

MATHIEU BOLLON
Chroniqueur

Left to die

Formé de membres ou ex-membres de Death, Obituary, Massacre, Gruesome et Exhumed, le groupe américain Left to Die sort un premier album d’une efficacité redoutable dans le registre du death metal old school, sous forme d’hommage au regretté Chuck Shuldiner (disparu il y a 25 ans).
10 titres
Death
Durée : 26 minutes
Sorti le 17/07/2026
41 vues
Le premier album de Left to die, formation américaine composée du bassiste Terry Butler (ex-Death, Obituary), du guitariste Rick Rozz (ex-Death, Massacre), du guitariste et chanteur Matt Harvey (Gruesome, Exhumed) et du batteur Gus Rios (Gruesome, ex-Malevolent Creation), est un monument à la gloire du death metal originel. En l’occurrence, il s’agit surtout d’un groupe hommage aux pionniers du genre, à savoir Death.
En effet, certains morceaux , comme « Death by metal », « Mantas » ou « Power of darkness » ne sont ni plus ni moins que des titres des demos de Mantas (1er groupe des membres de Death qui a officié entre 1983 et 1984) remis au goût du jour. L’orgie sonore commence sur une note plutôt thrash et agressive avec l’implacable « Legion of doom ». On dirait du vieux Slayer avec une touche death metal évoquant inévitablement la première époque d’Obituary.
Loin de ralentir le tempo, les nouveaux challengers du death metal ricain en remettent une couche avec l’ultra-speed « Archangel » qui n’est pas sans rappeler le désormais cultissime « Scream bloody gore » de Death. Avec « Power of darkness », le groupe explore sa fibre punk hardcore de manière assez marquée. Commençant sur une intro plutôt mid-tempo, le morceau « Zombie » est certainement le titre qui contient le plus d’influences heavy traditionnel de l’album. De « Witch of hell » à « Summoned to die » en passant par « Rise of Satan », le tempo s’accélère tandis que le son se fait plus rugueux.
On a l’impression de faire un bond dans le temps à la redécouverte des racines du death metal dans les années 80. En effet, on a parfois l’impression de réécouter les premiers albums de Possessed. Idem avec très speed et heavy old school « Mantas » qui va encore plus loin en termes de brutalité. Avec « Slaughterhouse », le groupe continue d’assumer son côté old school de manière décomplexée.
Pour clore les hostilités, les Américains signent un dernier morceau d’une sauvagerie jouissive et presque rock’n’roll dans l’esprit, sonnant entre Venom, Mötorhead et Death.
Si Left to die n’a pas vocation à révolutionner un genre déjà bien codifié comme le death metal, le talent du groupe apparaît comme une évidence, ce qui fait de « Initium Mortis » un must pour les afficionados de Death, Obituary ou Massacre.