En France, médiatiquement parlant le métal n'est pas un genre dominant comme dans d'autres pays comme les pays scandinaves par exemple. De plus, il n'est pas forcément bien perçu par les médias ou même par certaines personnalités politiques. En effet, la plupart des non-initiés ont une idée préconçue du métal, la faute revenant aux médias qui, lorsqu'ils parlent du métal, nous font passer pour des « hordes de zombies satanistes » ou alors lorsqu'ils décident de parler en bien du métal ils nous font passer pour une bande de gentils « bisounours » qui montre ses fesses à la caméra. Et tout ceci empêche à cette scène française florissante d'acquérir une certaine reconnaissance alors qu'elle a de très nombreuses formations à la fois solides musicalement et innovante dans ses orientations musicales et choix artistiques. Toute cette introduction pour vous présenter cette semaine Beyond Chronicles qui peut être un futur représentant de cette scène florissante.
Formé fin 2013, Beyond Chronicles est un groupe de Melodic Death Metal de région Parisienne. Leur premier EP, intitulé «SHATTER» sort en février 2015. Enregistré dans les studios de Lucas D’Angelo (Betraying The Martyrs) et composé de 6 titres, il reçoit un très bon accueil de la part du public et des médias. Cet EP leur permet de se produire sur des scènes comme le Mennecy Metal Fest ou encore au Glazart. Et c'est en 2016 que les parisiens reviennent avec son premier album 12 titres qui se nomme « Human Nation ».
Après la courte introduction qu'est « Ground Zero », l'album commence réellement avec « Cold Vengeance » et on peut dire que les parisiens ne sont pas là pour faire dans la demi mesure, en effet ils nous balance leur puissant death mélodique en pleine face et installent une ambiance épique dès les premiers instants du morceau.
« Last Transmission » commence un peu plus doucement que le morceau précédent et permet au chant clair d'être plus présent sur les refrains, car une des particularité du groupe c'est que le chant alterne entre le growl et le chant clair. De plus, le morceau est gratifié d'un petit solo pour finir en puissance le morceau. « Powerless » commence d'une manière surpuissante et est orienté death metal les trois quart du morceau, ce n'est seulement qu'à la fin que l'on retrouve le chant clair qui est marqué par un changement de tempo.
Avec le morceau « Upon Them » on revient sur une formule plus classique, comme au début de l'album, riffs puissants, bonne alternance des voix et accompagnement rythmique cohérent et énergique. Cette structure est aussi valable pour « Not Scared To Die ».
« Human nation », le titre éponyme, commence tout en douceur avant d'exploser, et propose des riffs intéressants et plutôt variés, même si il n'y a pas une réelle évolution entre ce morceau et les autres je trouve qu'il a un petit truc en plus qui fait qu'on peut le réécouter plusieurs fois d'affilé.
« The Best at Everything » et « Trebuchet » recollent avec les débuts de l'album, et même si les morceaux se laissent écouter, on commence a sentir une certaine répétitivité notamment dans la structure des morceaux, en effet les refrains sont en chant clair et les couplets en growl et vers la fin du morceau on mixe les deux chants pour créer cette ambiance épique.
« We'll March On » propose quelque chose d'un peu plus recherché notamment au niveau de la composition qui est beaucoup plus diversifiée et qui apporte un peu de fraîcheur. Notamment le solo vers le milieu du morceau qui pour le coup arrive au bon moment et est très agréable.
« Beyond The Dark » est tout simplement puissant et calibré pour le live. De plus, en plein milieu du morceau il y a un changement brutal de tempo qui permet au morceau de marquer un temps de pause et de repartir de plus bel. Enfin, « Win by Blood » qui est le morceau qui clôt l'album est un morceau complètement death sans fioriture, c'est-à-dire qu'il n'y a pas tous les passages en chant clair et les riffs ne vont pas trop dans les aigus. Pour le coup, je trouve que c'est un morceau qui dénote un peu avec le reste de l'album car durant toute sa progression les morceaux étaient vraiment orientés death mélodique alors que ce dernier est beaucoup plus brut de décoffrage.
Pour finir, c'est un bon premier album des parisiens de Beyond chronicles, qui avec leur death mélodique, nous propose un album puissant varié et bien composé même si plus on avance dans l'écoute de l'album, une petite répétitivité commence à s'installer.