Le trio Wolfhorde se forme en 2001 en Finlande mais ne sort sa première démo, « Ravished », qu'en 2007. Après deux EPs, « Deathknot » et « Nyvinland », respectivement en 2010 et 2012, le groupe dévoile son premier album intitulé « Towards the Gates of North » en 2016. « Hounds Of Perdition » qu'on découvre aujourd'hui en est le successeur.
Et on débute avec des sonorités orientalisantes qui instaurent une atmosphère presque mystique qui n'est pas sans rappeler certaines compositions d'Amorphis, une référence qui ne manquera pas d'attirer les curieux. Un choeur masculin s'ajoute à la ligne instrumentale pour renforcer l'étrangeté de l'ouverture de ‘Chimera', premier titre de l'album. La basse de Nuoskajalka répond au clavier dans les aigus donnant une impression peut être trop caricaturale mais rapidement compensée par le scream et les emprunts Black Sympho qui arrivent pas la suite. Après ces dix minutes, Wolfhorde donne plutôt du côté de Finntroll pour ne citer qu'eux avec ‘Doctor Of The Plague' dont vous pouvez découvrir le clip plus bas et qui donne moins dans l'orchestral mais permet de découvrir une autre facette de l'univers du groupe. Le moins qu'on puisse dire c'est que le groupe touche à tout et aime surprendre, en témoigne la plus Power/Heavy ‘Black Song' à travers laquelle on découvre un peu plus le timbre clair de Hukkapätkä qui assure le chant et la batterie.
Après ces tentatives dans trois univers différents, Wolfhorde semble revenir à du Folk dansant avec ‘Towers Of Silence', une chanson classique mais qui n'est demeure pas moins efficace et donne une sacrée envie d'agiter la tête. Si le jeu scénique des musiciens est à la hauteur des ambiances qu'ils créent sur album, il y a de quoi se pencher sur le groupe ! ‘Forged In Ice' prend la forme d'un véritable chant de guerre avec un riff de guitare entraînant auquel Werihukka ajoute des touches de clavier pour un effet imposant parfaitement maîtrisé et réussi. Plus l'album se dévoile, plus il semble prometteur. Malheureusement ‘Kill The Light' n'est pas à la hauteur et détonne dans le paysage musical que Wolfhorde dépeint depuis quelques titres. La conclusion est marquée par le morceau éponyme et son style Black Metal propre.
« Hounds Of Perdition » n'est pas un grand album mais Wolfhorde livre malgré tout un travail tout à fait respectable et fidèle à son univers qui touche au Sympho autant qu'au Black, avec une forte dominante Folk.