Le Metalcore est un sous-genre dérivé du Heavy metal et du punk hardcore. Il est apparu à la fin des années 1980 mais reste assez underground et ce n'est qu'au début des années 2000 que le metalcore connut un essor impressionnant si bien que le trop grand nombre de groupes décrédibilisa quelque peu la scène. Mais depuis quelques années, de plus en plus de groupes metalcore expérimentent et créent des mélanges de genres très intéressants. En partant de ce postulat, la création est quasi sans limite.
Wovenwar est un jeune supergroupe américain, formé en 2013, avec des membres de As I Lay Dying et Oh,Sleeper. Cela fait suite à l'arrestation de Tim Lambesis (chanteur d'As I Lay Dying) qui laissa pour compte le groupe, ce qui conduisit le groupe vers un avenir incertain ; de plus tous les membres sont partis sauf Jordan Mancino. Pour ceux qui est de Oh, Sleeper c'est Shane Blay qui a rejoint le groupe.
L'album s'ouvre avec « Confession » qui est un titre typiquement metalcore c'est-à-dire riffs puissants, voix puissante surtout dans les refrains et l'accompagnement rythmique est bon. On peut dire que c'est un morceau calibré pour le live. Le deuxième morceau « Censorship » est dans la même veine que le premier, un peu plus puissant surtout lorsque le chanteur pousse son cri, ce qui donne plus d'impact et de puissance au morceau.
Le morceau éponyme, « Honor is Dead » commence par une simple voix posée sur une ligne de basse avant d'exploser pour relancer la bête après le morceau alterne entre des passages comme l'introduction et le refrain qui permet de retrouver ce côté metalcore du groupe. « Lines in the Sand » et « World on Fire » font suite et sont dans la même lignée que les précédents morceaux.
« Compass » est un morceau plus calme et posé, ainsi il permet de créer une pause dans l'album et le morceau est une ballade acoustique agrémentée de percussions électroniques ce qui créer ainsi une ambiance calme et apaisante. Mais le répit n'est que de courte durée car « Stones Thrown » revient pour t'en mettre une et pouvoir continuer jusqu'à la fin du disque. « Cascade » est un peu plus énervée mais ne se démarque pas du reste.
« Silhouette » est l'autre ballade de l'album, plus travaillée et intéressante que « Compass », en effet la composition est plus riche et rafraîchissante. L'album se termine sur les deux morceaux « Bloodletter » et « 130 » qui arrivent à synthétiser tout ce que le groupe à essayer de mettre en place et pour le morceau « 130 » c'est certainement le morceau le plus rapide et court de l'album. C'est, je pense un bon titre pour clore cet album.
Pour finir, « Honor Is Dead » est un album sympathique, qui ne révolutionne rien mais qui se laisse écouter d'un bout à l'autre sans trop d'ennui. En effet, après plusieurs écoutes (pour le bien de la chronique) je trouve que certains morceaux manque d'originalité tant dans la structure que dans la diversité des riffs ou les différents breakdowns.