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High Reeper

Herger
Journaliste

High Reeper

Ça sent trop Black Sabbath, dommage. En attendant un album prochain plus personnel.
9 titres
Stoner Doom
Durée : 42
Sorti le 16/03/2018
6824 vues
Les jeunes américains de High Reeper viennent nous proposer leur premier album éponyme.
Ils sont originairesde Pennsylvanie et plus précisément de Philadelphie, ville de Rocky. Formé autour de cinq musiciens du cru, ils composent une musique très seventies, qui sent bon un certain, groupe originaire de Birmingham (Angleterre).

A l'écoute de l'ensemble de ces titres, la définition que nous donne le label est assez près de la réalité : High Reeper fait du proto doom.
Les riffs sont lourds et joués lentement, même si le rythme peut être plus rapide, comme sur le titre ''Black Leather( Choose Us)''. On décèle aussi un côté psychédélique, voire stoner sur quelques passages de ''Double Down and Let In Ride''. Mais l'influence d'un certain groupe pionnier du style est ici flagrante.

L'ombre tutélaire de Black Sabbath plane aux dessus des titres, surtout la période ''Master Of Reality''. Comment ne pas voir la référence à ''Sabbath Bloody Sabbath'' sur ''Reeper Deadly Reeper'' ? ''Soul Taker'' rappelle tellement ''Warning'' sur ''Black Sabbath'', merveilleux premier album du sabbat noir… Et la voix du chanteur se rapproche sur beaucoup de points de celle d'Ozzy, comme c'est le cas sur ''Weed and Speed'' ou ''Die Slow''.
Pour finir, regardez la version de ''Paranoid'' en clip. Vous y verrez beaucoup de ressemblances.

D'autres influences nous viennent à l'esprit, comme Saint Vitus ou encore ce que composait le old Pentagram, notamment sur ''Friend Of Death''.

Tout cela pour dire que pour ce premier opus, High Reeper est resté très cantonné dans ses influences, au détriment d'une inspiration originale. J'espère que le groupe saura s'en extirper pour ses prochaines compositions et nous présenter quelque chose de plus personnel (idem pour Beastmaker, dont j'avais fait les mêmes reproches sur une précédente chronique).
Quelques idées sont néanmoins présentes sur certains morceaux, comme sur ''High Reeper''. Tout est encore possible.