Préparez-vous à plonger au minimum trente ans en arrière car à l’écoute de leur nouvel opus, on a l’impression de se replonger dans les premières productions de la scène death metal suédoise
Quatre ans après « Rising of hate », les auvergnats de South of Hell nous reviennent avec un nouvel album intitulé « Hellfernum ». Fondé en 2004, le groupe n’a en tout et pour tout que deux albums et une démo à son actif. Pour autant, ils jouent un death metal old school de haute volée dans la lignée de Hypocrisy, Asphyx, Unleashed ou Grave. Préparez-vous à plonger au minimum trente ans en arrière car à l’écoute de leur nouvel opus, on a l’impression de se replonger dans les premières productions de la scène death metal suédoise.
Soyons clair : Si vous cherchez du death metal original et inventif, cet album n’est pas pour vous. En revanche, si l’énergie brute et primitive du death metal des origines vous donne des frissons, vous avez trouvé ce qu’il vous faut. On croirait parfois entendre l’album « Osculum obscenum » des suédois d’Hypocrisy sorti en 1993. Sans être anachronique pour autant, la musique de South of hell porte en elle tout l’héritage de la scène death scandinave qui était si active à l’orée des années 90.
Dès le premier titre de l’album (« Discedere »), on vibre au son guerrier et barbare des arvernes de South of hell. Sans aucune pitié pour nos pauvres esgourdes, les frenchies s’en donnent à cœur joie en assénant leurs riffs incisifs. De « Holy death » à « Clarity of shade » en passant par « Darkness of soul », on est plongé dans un univers glacial évoquant notamment les débuts d’At the gates.
Avec « Mecanix of unconsciousness », l’orgie sonore repart de plus belle. Dans la foulée, on passe au titre éponyme de ce disque, « Hellfernum », dans lequel brutalité et mélancolie se marient à merveille. De plus, ce morceau rajoute une dimension orchestrale qui était absente jusque-là, ce qui en fait un morceau de choix de l’album. Sans jamais ralentir le tempo, le groupe nous achève avec deux derniers titres, « Macabre gearing » et « Hate comes from god », sur lesquels la brutalité monte encore en puissance.
Même si elle est plutôt linéaire et dénuée d’originalité, la musique de South of hell est profondément efficace et jouissive pour autant que vous soyez fan de death metal old school.