C'est le retour des Texans de DROWNING POOL qui nous livrent ici leur 6ème album studio, et successeur de "Resilience" sorti en 2013. Formé en 1996 au Texas, nos américains avaient fait une forte bonne impression avec leur premier album intitulé "Sinner", sorti en 2001. Mais le décès du chanteur Dave Williams en 2002, suite à des problèmes cardiaques, a grandement chamboulé le groupe qui de fil en aiguille en 2012 recruta Jasen Moreno frontman de Murder The Name.
Se nommant "Hellelujah", ce nouvel opus sera-t-il digne de ces prédécesseurs malgré quelques erreurs de parcours, mais surtout sera-t-il à la hauteur des espérances des fans ?
Ouvrant les hostilités avec "Push", on sent dès les premières notes que le groupe est plus riche d'une énergie et d'une passion retrouvées qui avaient légèrement manqué sur leur précédent album. Avec "By The Blood", notre quatuor a créé un titre percutant qui pourrait bien plaire en live, vu son efficacité et l'énergie dans laquelle il est développé, enchaîné par un "We Are The Devil" de la même manufacture, les titres défilent, et malgré l'énergie et le punch, nos américains n'ont pas vraiment fait dans la prise de risques en ce début d'album, mais arrivent quand même à faire du bon boulot sans trop forcer.
Par la suite, un "Goddamn Vultures" accrocheur attirant notre oreille, reprenant l'énergie du premier titre, arrive, tout comme sur « Sympathy Depleted", à nous transporter dans leur univers en prenant plus de risques qu'en début d'album, avec des sonorités orientales et une rythmique dévastatrice mais en intercalant une "ballade" entre ces deux titres, à l'instar de "Another Name" qui, plutôt bien réussi, nous montre que nos américains sont capables d'autre chose que leur brutalité habituelle.
"Drowning Pool" arrive avec ses trois quart d'album, à nous montrer ce qu'ils savent faire de mieux. Terminant sur un "All Saints Day" du feu de dieu et tel un rouleau compresseur, qui ne pourra être stoppé que par fade-out final, surtout quand on entend la course folle de la guitare stridente et de la caisse claire au tempo fracassant, concluant cet opus de la meilleure des manières.
Même si on a droit à un début d'album sans réelle prise de risques, le tout est plutôt bien rattrapé par une bonne énergie. La seconde partie particulièrement plus riche et nuancée, nous fait accrocher à cet album qui, se voulant plus intéressant que son prédécesseur, ravira grandement les fans. Alors certes, quelques lacunes sont encore à combler, mais l'énergie et le gros son y sont. À 80% grâce au groupe, les 20% restant sont à mettre sur le compte du producteur Jason Suecof (All That Remains, Trivium,...) qui a su capturer l'essence même de ce que voulait nous retransmettre Drowning Pool. À écouter car ça vaut quand même le coup d'oreille car vous allez en prendre plein les oreilles !!!