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Hardbeat

CARMZIOFA
Rédacteur en Chef

Hardbone

''Hardbeat'' est une lettre d'amour au rock australien, et elle est écrite sans faute. Les influences sont là, revendiquées, portées avec une conviction qui force le respect. Ce n'est pas du mimétisme : c'est une filiation assumée !
12 titres
Hard Rock
Durée : 42
Sorti le 18/09/2026
16 vues
Six ans. Six ans que Hardbone s'était fait discret après ‘’No Frills’’ (2020), album qui avait terminé sixième dans le classement annuel de Sleaze Roxx, une belle performance pour un groupe de Hamburg qui n'a jamais cherché à plaire à tout le monde. ‘’Hardbeat’’, sixième album studio sorti chez Massacre Records, marque donc un retour très attendu pour Tim Dammann (chant), Sebastian Kranke et Luca Rosnau (guitares), Tim Schwarz (basse) et Benjamin Ulrich (batterie), une formation inchangée, un line-up de guerriers de la route. Le titre choisi pour l'album dit tout : ‘’Hardbeat’’, c'est le pouls de la musique telle qu'ils la conçoivent, droit au cœur, sans ornement.

La tracklist en douze titres ne laisse pas de place à l'hésitation : le rock australien est à l’honneur à tous les angles de cet album : AC/DC, Rose Tatoo, Airbourne….bref ! Du hard-boogie rock de folie ! Et le titre ‘Four To The Floor’ ouvre les hostilités comme une décharge électrique : trois accords, tempo de locomotive, Dammann qui chante avec cette voix de buzzsaw qui coupe à travers la distorsion sans effort. ‘House Of Rock'N'Roll’ arrive avec une générosité qui rappelle Rose Tattoo dans leurs grandes heures avec ce côté ‘’plus c'est simple, plus c'est grand’’. ‘Big Dog’, deuxième single, est une pièce heavy rock qui montre que le groupe peut maintenir l’auditeur en éveil avec toujours une grande densité. ‘Evil For A Good Cause’ constitue le moment le plus frénétique du premier côté, là où le punk et le hard rock fusionnent sans complexe. ‘Going Commando’ est un mid-tempo hyper efficace qui aurait eu toute sa place dans l’album ‘’For Those About To Rock’’ (1981) d’AC/DC.

‘Hole In My Heart’, troisième single présenté comme une prise de risque par le groupe lui-même, surprend avec son shuffle festif — moins de brutalité, plus de groove, une invitation à balancer des épaules dans les gradins avec une bière à la main. ‘You Made Me Do It’ aux accents sudistes et ‘One Night Away’ retrouvent l'énergie brute du départ. ‘Unstoppable’ et ‘Hard To Get’ maintiennent la tension, avant que ‘Bad (As You Want Me To Be)’, un mid-tempo à la slide guitare dominante ne ferme le disque sur une note de provocation presque amusée.

''Hardbeat'' est une lettre d'amour au rock australien, et elle est écrite sans faute. AC/DC, Rose Tattoo, Airbourne, les influences sont là, revendiquées, portées avec une conviction qui force le respect. Ce n'est pas du mimétisme : c'est une filiation assumée, celle de gens qui ont grandi avec ces disques et qui ont décidé d'en perpétuer l'esprit plutôt que de le trahir au nom d'une quelconque modernité. Les riffs sont puissants et entraînants, les titres brûlent comme de l'essence sur du bitume chaud, et chaque morceau va droit au but sans s'embarrasser de fioritures inutiles. Hardbone n'invente rien — et c'est précisément pour ça qu'ils sont si bons dans ce qu'ils font. Six ans d'attente pour un album aussi direct, aussi efficace, aussi jouissif : Hardbeat est exactement ce qu'on attendait, et il arrive au bon moment.