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Ghost at the Gallows

ALDO
Journaliste

Spirit Adrift

« Ghost at the Gallows » suscite l’intérêt, sinon l’enthousiasme dès les premières écoutes, et vient s’imposer comme un album incontournable de cette année. Que je sois pendu si j’ai tort !!!
8 titres
Heavy Metal / Hard Rock
Durée : 46
Sorti le 18/08/2023
1397 vues

Dans la vie, il faut savoir être à l’affût des bons conseils. Et dans le genre, s’il en est un qu’il fallait suivre à propos de la dernière édition du HELLFEST, c’était celui de l’ami Mathieu Yassef, alias The Doom Dad, dont la chaîne Youtube apporte un éclairage souvent pertinent et rafraîchissant sur l’actualité de notre genre musical favori.
Le fait est que l’ami Mathieu, anticipant le prochain pèlerinage en terre clissonnaise, avait épluché le Running Order et établi un trio de « must attend » en termes de concerts à ne pas rater.

Et bien en prit à tous ceux qui suivirent son invitation à assister à la prestation des amerloques de SPIRIT ADRIFT sur la Valley. Les bienheureux eurent en effet droit à une prestation impeccable d’un heavy metal à l’ancienne, frayant avec le Doom et le Hard rock 70’s, le tout saupoudré d’une belle communion avec un public venu comme au guichet de la SNCF, en mode « Découverte » (évidemment, encore une fois, si t’as moins de 40 ans, t’auras peut-être pas la ref…tant pis, c’est la vie…)
Belle pioche, donc, pour Nate Garrett et sa bande, venu par ce biais préparer la sortie de ce côté de l’Atlantique, de l’album qui nous intéresse ici. Et il faut dire que sur ce plan, le champ fût bien labouré.

Car « Ghost at the Gallows”, introduit par des arpèges folko-planants, entame le match avec les ingrédients qui avaient suscité l’enthousiasme du public clissonnais : du riff heavy façon NWOBHM tranchant, généreusement tartiné de guitares harmonisées, parfois plus punk/Thrash (« Hanged Man’s Revenge » avec sa double grosse caisse au galop), parfois plus lourd et plus posé dans le tempo (l’épique « Death won’t stop me ») parfois hymnique et plus poppy (« I Shall Return » avec ses chœurs classieux et son refrain fédérateur prompt à solliciter les cordes vocales du public en concert).
Nonobstant, le yankee sait aussi poser le débat, en développant des climats plus éthérés à la guitare acoustique (« These two hands », magnifique !), qui apportent des respirations bienvenues lors de l’écoute. Le chant se fait alors plus incantatoire, et les cordes vocales puissantes et rocailleuses de Nate Garrett se font ici plus caressantes.

Lequel Garrett est ici -quasiment- au four et au moulin, puisque SPIRIT ADRIFT est à la base un projet unipersonnel. Aussi, mis à part la batterie, notre ami assure ici l’ensemble des parties instrumentales. C’est dire la qualité du bonhomme en tant que musicien.

Bien qu’ancré dans le Heavy Metal « classique », le son de l’album est ici plus moderne, avec des sonorités un tantinet plus grasses, et une basse plus profonde que -par exemple- le claquant de la Fender Precision d’un Steve Harris. La claque sonore reçue à Clisson est ici confirmée.
Concluant sur le synthétique, quasi-prog et magistral (le dernier tiers de la chanson est MO-NU-MEN-TAL !!!) titre éponyme, « Ghost at the Gallows » suscite l’intérêt, sinon l’enthousiasme dès les premières écoutes, et vient s’imposer comme un album incontournable de cette année. Que je sois pendu si j’ai tort !!!