Menu principal
Accueil(current) News Live Reports Interviews The Wall Chroniques Groupes Concerts

Forbidden

MATHIEU BOLLON
Chroniqueur

Forbidden

En dépit du fait que les thrashers californiens de Forbidden n’aient produit que six albums depuis 1985, le groupe n’en reste pas moins culte (et pas seulement parce que Robb Flynn de Machine Head y a fait ses débuts en tant que guitariste) comme en témoigne avec force son nouvel opus éponyme qui se déguste comme un grand cru.
11 titres
Thrash
Durée : 1 heure et deux minutes
Sorti le 23/10/2026
76 vues
Il aura donc fallu attendre 16 ans (et pas une de moins) pour que les thrashers californiens de Forbidden donnent naissance à un nouvel album, lequel succède à « Omega wave » (sorti en 2010). Entre temps, le groupe aura connu moult changements de line-up. Il faut dire que Forbidden a vu défiler en son sein un paquet de grands noms du thrash comme Gene Hoglan (ex-Death, Testament) ou Paul Bostaph (Slayer).

De même, ce nouvel album est aussi le premier sur lequel officie le chanteur Norman Skinner (qui a intégré le groupe en 2023). Parmi les autres membres, on compte également le batteur Chris Kontos (ex-membre de Machine Head et de Testament) ainsi que deux membres d’origine du groupe à savoir le bassiste Matt Camacho et le guitariste Craig Locicero.

Les hostilités débutent dès le premier morceau, « Single point failure », tout en technicité et en violence maîtrisée. Plutôt lancinant et empreint de mélancolie, le titre suivant (« Burning the lungs of earth ») continue de planter le décor. On passe à la vitesse supérieure avec le très speed « Divided by zero ». Dans la foulée, on enchaine sur quelque chose de plus pesant et mid-tempo avec le morceau « DCLXIV », dans lequel des passages très lents voire planants alternent avec des moments plus speed, le tout agrémenté de soli d’une grande virtuosité.

Après le titre « Psyclops » qui m’a fait penser à du Pantera période « Cowboys from hell », le groupe nous propose un morceau plutôt énigmatique et inattendu qui ressemble plus à une intro qu’à un morceau proprement dit : « Jisei ». Le groupe reprend du poil de la bête avec le très speed et brutal « Mutually assured dysfunction » qui évoque les albums d’Exodus sortis dans les années 90.

Après le lancinant et envoûtant « Sycophantasy », on revient à un thrash plus classique avec « The burden ». Dans la continuité d'un titre plutôt technique et mid-tempo (« Sol grave »), l’album se termine de manière monumentale avec un morceau aussi long (plus de 9 minutes) que surprenant alliant soli virtuoses, passages planants avec des nappes de piano et riffs thrash traditionnels : « Flower of life (Chaos by design) ».

Avec ce dernier titre, le groupe démontre qu’il n’est pas un groupe de thrash de plus mais une formation dotée d’une véritable originalité et capable de s’affranchir des clichés du genre.