« Firestar » n’apporte rien de nouveau à la discographie de Iron Savior. Bien que « classique » pour le genre, on tient là un solide et puissant album de Power Metal.
Il y a un an (quasiment jour pour jour), Iron Savior nous livrait « Reforged : Ironbound », deuxième fournée de réenregistrements – avec le line-up du moment - de titres figurant sur les premiers opus (un 1er volume, « Reforged – Riding on fire », était sorti en 2017). Outre le fait de nous faire patienter jusqu’au prochain effort studio, cette seconde salve permettait au groupe de fêter ses deux décennies et demie d’existence.
Présentement, le quatuor germain débarque avec « Firestar », son douzième disque studio (le quinzième si l'on compte les deux « Reforged … » et « Megatropolis 2.0 »). Sans grande surprise, le combo balance ses chansons mêlant (majoritairement) Power Metal ('In the Realm of Heavy Metal', 'Demise of the Tyrant', 'Through the Fires of Hell') et (un peu de) Heavy « traditionnel » ('Curse of the Machinery'). Au milieu de quelques rares mid-tempos ('Nothing Is Forever'), plusieurs morceaux font figures de trains lancés à pleine vitesse (l’implacable plage éponyme, 'Rising from Ashes'). Musicalement, le terrain est très familier. Même si, ici et là, nos allemands ont glissé des parties de clavier et des chœurs (commis notamment par Frida, la fille de Piet âgée de 17 ans, et son boy-friend) pour agrémenter leurs compositions, on a déjà entendu tout cela 1(0) 000 fois.
Pour les paroles, c’est idem. Les lyrics de cette « Étoile de Feu » abordent les univers de prédilection de la formation teutonne (le fantastique et la science-fiction). Quatre compos ont pour thème l'Atlantide et un cinquième ('Across the Wastelands') fait référence à la série de bouquins « La Tour Sombre » (« The Dark Tower » en v.o.) du maître de Stephen King.
Cela étant dit, il faut reconnaitre que le chanteur/guitariste/producteur Piet Sielck et ses trois frères d'armes (le six-cordiste Joachim « Piesel » Küstner, le bassiste Jan S. Eckert, et le batteur Patrick Klose) maitrisent leur formule. C’est solide et les lignes mélodiques sont plutôt bien ficelées ('Together as One'). Les titres du successeur de « Skycrest » (2020) « font le job » en termes d’efficacité ('Mask, Cloak and Sword'). Les cinquante minutes proposées n’offrent pas (vraiment) de répit et s’écoutent sans véritablement lasser.
Vous l’aurez compris, « Firestar » n’apporte rien de nouveau à la discographie de Iron Savior. Bien que « classique » pour le genre, on tient là un solide et puissant album de Power Metal. Rien à ajouter.