Menu principal
Accueil(current) News Live Reports Interviews The Wall Chroniques Groupes Concerts

Fifth son of Winterdoom

United Rock Nations

Iron Mask

12 titres
Hard Rock
Durée : 66
Sorti le 08/11/2013
6734 vues
« Iron Maiskden - Fifth son of a seventh son » ???, Clin d'oeil ou plagiat ? C'est le sourcil froncé et les neurones emmêlés que l'on débute l'écoute de ce nouvel Iron Mask.

Et ce ne sont pas les premières mesures de « Back into mystery » qui ouvre le 5e opus du Masque de Fer qui nous déjugeront, autant musicalement que dans le thème abordé (réincarnation, etc.. ). D'autant qu'en moins de deux vers, on croit tenir une parodie : « Do you believe in a life after death (...) reaching the skies of a brave new world ».

Néanmoins, le jeu cesse juste après pour laisser place à un refrain un peu "variétoche" sur les bords (très légèrement, hein, ne partez pas en courant !), au demeurant sympathique.

On reviendra du côté de chez Harris and Co par intermittence tout au long de l'album : d'abord sur le rapide « Eagle of fire », au chorus bien servi par un chanteur capable de belles vocalises (ancienne voix de Malmsteen, tout de même) mais moins omniprésent qu'un Bruce « Air raid siren » Dickinson. (d'ailleurs, le dénommé Mark Boals déploie sur les titres plus heavy un beau grain un peu râpeux qui n'est pas sans rappeler Paul Di Anno !).

Ensuite sur le titre qui reprend le nom de l'album, pour son refrain mélodique et son break lent, arpèges de basse et mélodies à la tierce à 2 guitares, étant précisé en passant que le fondateur et compositeur belge d'Iron Mask Dushan Petrossi est seul guitariste, épaulé par un clavier, qui effectivement fait souvent office de seconde guitare, ou intervient par nappes en arrière du mix, préservant ainsi l'agressivité du groupe, quand il ne délivre pas d'intéressants solos.

Ultime virée chez Maiden sur « Reconquista » : refrain repris en choeurs et riff miroir d'un certain « Fear of the dark ». Cette habile resucée de la Vierge de Fer (alors que l'original n'a produit aucun disque marquant depuis près de 20 ans et entretient depuis un « auto-revival » à coup de méga tournées et produits dérivés) justifie à elle seule l'achat de cet album. D'autant que le reste de l'album, qui alterne (mais avec cohérence) entre power metal classique et le heavy thrash mélodique caractéristique des précédentes productions d'Iron Mask, traduit le parti-pris de ces musiciens talentueux de délivrer des chansons plus simples et efficaces, mais jamais simplistes. Pari amplement réussi, tant dans des réminiscences thrashy (« Seven Samurai » et son riff bien crade, « The picture of Dorian Gray », intro inquiétante « Sabbatienne », tempo enlevé et voix de tête à la King Diamond) que dans le "basique énergique" (la cavalcade speed NWOBHM « Like a lion in a cage », ou encore un « One commandment », bourrin à souhait, qui ravirait un fan de Manowar en pleine fête de la bière) !

Aucune révolution, mais juste du bon heavy pêchu, varié et efficace : amplement suffisant pour squatter vos enceintes pendant un petit bout de temps, non mais !!!