C'est au tour d'une bière que 2 amis d'enfance Cory Sheider et Dustin Foesch décident d'écrire une chanson. Les 2 gars du Wisconsin (Etats-Unis) ne vont pas faire dans la dentelle puisqu'ils s'orientent vers un Death Metal plutôt brutal aux touches groovy légèrement teinté de metalcore leurs premières amours d'ado (interview de Cory et Dustin à lire ici).
'Everyone Dies' 1er titre de leur 1er EP naquit ainsi et impulsa la formation du groupe en 2010 et le 1er EP en 2011. Fougueux et fun, les américains ne se précipitent pas pour autant à sortir un album trop rapidement voulant tout d'abord sonder le public. Cory et Dustin bossent, sortent une démo dans la foulée de l'EP et un single que l'on retrouvera en 2d titre de la galette qui nous intéresse ici, Evolution Of Evil, dans les bacs le 4 mars 2016 et dont le line-up est complété par Patrick Small à la basse et Greg Mueller à la batterie.
Pour nous offrir ces 10 titres sur 35 minutes, Cory, le principal auteur des chansons, s'est inspiré de tueurs tels qu' Elizabeth Bathory ou encore Richard Ramirez. La plupart des chansons racontent des histoires d'horreur sur le Mal ou inspiré de ce dernier. Ceci explique l'artwork de cette vierge dans une mer de sang se voulant différent de ce qui se fait généralement dans le genre puisque leur musique aussi a quelque chose de différent. Les morceaux sont relativement équilibrés sans être trop longs, ni trop courts et offrent un style impactant et fun teinté de groove.
'Annibelle's Hell' le 1er titre du CD vous met une grosse claque dès la 1ère note. C'est un riff bien violent avec une batterie bien brutale qui vous arrache les tympans. Le growl de Dustin est monstrueux inspirant le Mal dans toute sa splendeur, les riffs groovies et les solis mélodieux apporteront un côté accessible à cette musique brutale sur un rythme plus mid tempo que blast beats. Les titres s'enchainent et ne se ressemblent pas racontant une histoire différente avec comme ligne de conduite l'ambiance d'horreur qui plane....lorsque l'on écoute ce disque, c'est comme lorsqu'on regarde un film d'épouvante pendant lequel on se tient sur ses gardes ne sachant à quoi s'attendre.
CASKET ROBBERY tient ainsi son auditeur en haleine au fil des compositions, le matraquant à coups de riffs gras comme sur 'Blood Bathory' ou plus lourds et lancinants sur 'Malevolent Milwaukee Massacre'. Quelques passages de tempo blast beats dévastateurs pour martyriser nos tympans avec 'Final Chapter' ou l'intermède très brutal death 'Undead Living Hell' avec son ambiance malsaine et d'autant plus terrifiante de par la voix off indus.du réalisateur de film d'horreur Cory Udler (Astro Zombie). 'Pray Of Death' prolonge cette lignée ténébreuse avec ses riffs dissonants et cette double caisse tabassant l'esprit toujours surplombée de cette voix démoniaque fort bien travaillée avec en prime le solo de toute beauté de John Laux de WARBRINGER venu prêté son talent.
'Curse Of The Night Stalker' de part sa lourdeur est plus inquiétant maintenant ainsi l'atmosphère dans lequel nous baignons depuis plus de 20 minutes. Puis place à la brutalité à l'état brute de 'Encroaching Darkness' et son riff clair répétitif. Le morceau est catchy et laisse place à 'Cyanide Skies' sans transition aux blast beats matraquants et aux vociférations dégoulinantes dans les oreilles. Riffs gras et basse violente pour amorcer la fin de la galette sur 'The Asylum' qui portera la dernière claque en guise d'outro.
Avec Evolution Of Evil, CASKET ROBBERY a su prendre le temps de fournir un 1er album très abouti en sachant s'entourer des bons techniciens pour sortir un son propre et ainsi véhiculer leur ambiance macabre au travers d'une musique puissante et brutale. A la fin de la galette, on ne peut s'empêcher de réappuyer sur Play....1er essai réussi !