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Another Place

ALDO
Journaliste

Edenya

s’il vous faut [...] 217 raisons pour vous convaincre de la qualité de cet album, je peux plus rien pour vous…
10 titres
Rock Pop Progressif
Durée : 52
Sorti le 13/01/2023
1639 vues

Attention, ce disque va vous piéger !!! Vous n’allez pas comprendre, surtout si, comme votre serviteur, c’est votre premier contact avec le duo – tout récemment basculé quatuor - EDENYA.

Parce qu’à l’entame de l’écoute, la première triplette de chansons, joliment troussée, vous fera passer des landes de la verte Eirin (pour les ambiances celtisantes de l’introductif « Impossible Meeting ») aux forêts légendaires d’un temps où l’amour était courtois (la harpe de « The Tree »).
Le premier réflexe, sans doute induit par le patronyme de la formation, est d’y voir la résultante d’une hypothétique rencontre entre…Enya et les Cranberries (pour la basse un tantinet rock de « Somewhere in my dreams »)
C’est planant, relaxant, joliment arrangé et exécuté. Bon…

Et c’est ensuite que se présente LE morceau de l’album, qui vient l’air de rien effacer cette première impression et vous faire comprendre que ce disque n’est pas juste un ersatz des artistes précités.
Car on aborde ici une pièce à l’architecture complexe, à la durée (non, rien à voir avec les macarons) conséquente (plus de 7 minutes), aux ambiances et couleurs variées, et aux accents parfois franchement metal. Ceux qui pensaient avoir droit à un enième album New Age en seront pour leurs frais.
La vertu de cette chanson est bien d’ouvrir les shakras de l’auditeur, en lui montrant que le voyage musical sera tout sauf monotone.

Et de fait, on aborde avec une oreille libérée le reste de l’album, qui propose des plages aux ambiances variées, citant au passage des choses comme Katatonia (la comptine « Another Place » qui vire poignante balade rock) ou U2 (le travail des guitares sur « The Shelter »).
Le conclusif « The Other Side” synthétise parfaitement le propos de l’album, avec son final : démarrant sur un solo de saxophone, il développe ensuite des effluves arabo-andalouses (les « so typical » tétracordes du genre…) qui virent metal pour revenir à une matière plus ambient rapidement mâtinée de cyberpunk…le tout sans que cela fasse « joyeux foutoir ». C’est malin et cohérent.

Et on se retrouve ainsi après plus de cinquante minutes, étourdi et heureux d’avoir fait un beau voyage musical.
De fait, au regard de cette heureuse surprise musicale, s’il vous faut encore 217 raisons pour vous convaincre de la qualité de cet album, je peux plus rien pour vous…