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Dreamcatcher

Enora
Journaliste

AENIMUS

« Dreamcatcher », un album correct sans être phénoménal tant aucune conviction ou énergie profonde ne s'en dégage malgré quelques bonnes idées de composition
11 titres
Metal / Progressive / Extreme
Durée : 54
Sorti le 22/02/2019
7278 vues

Aenimus est un quintet de Progressive Extreme Metal formé en 2013 aux Etats-Unis et qui dévoile aujourd'hui l'album « Dreamcatcher ». Celui-ci succède à « Transcend Reality », la toute première oeuvre du groupe.

Tourbillonant et agressif, ‘Before The Eons' emporte facilement l'auditeur dans l'univers d'Aenimus qui donne aussitôt le ton de l'album avec ce premier morceau plutôt accessible. Les lignes de guitares de Sean Swafford et Jordan Rush se font plus déliées sur ‘Eternal' alors que la batterie se mue en véritable chef d'orchestre. La chanson se déploie lentement et flirte presque avec certains groupes de Metalcore sur un passage en voix clair plus que réussi ! Sans avoir le charisme et la présence débordante d'un frontman comme Oli Peters d'Archspire, Alex Green s'affirme sûrement à travers les titres et les atmosphères, jouant sur les nuances à l'image de la plus progressive ‘The Ritual'. ‘My Becoming' est le titre le plus entraînant et groove dont Aenimus a bien voulu nous gratifier jusque là mais, soyons honnêtes, ça manque de punch et de vitalité ; d'autant plus qu'en voyant ce qui se fait dans ce genre musical, ce ne sont pas les concurrents qui manquent. Arrive ensuite l'orientalisant ‘The Dark Triad' qui ne se démarque malheureusement pas.

Finalement, c'est avec ‘Between Iron and Silver' qu'Aenimus semble véritablement trouver sa voix et s'épanouir, se révélant bien plus convainquant à cette croisée du Metalcore et du Prog que dans ses tentatives plus Tech. ‘The Overook' replonge l'auditeur dans un univers musical plus lourd et puissant qui met en avant la basse de Seth Stone, sans pour autant proposer quelque chose de grandiose. Si vous n'êtes pas non plus particulièrement enthousiasmé par cet album qui peine à faire ses preuves sans pour autant être désagréable, attendez au moins ‘Caretaker', une vraie petite bombe à retardement ! Vous serez ensuite en apesanteur durant le voyage stellaire qu'offre ‘Second Sight' et ses beaux contrastes. L'emballement retombe un peu avec ‘Day Zero' qui n'apporte rien de transcendant à l'album. Le titre éponyme s'avère plus complexe et très différent du reste de « Dreamcatcher » ; l'expérience est belle mais trop inattendue pour être pleinement savourée.

« Dreamcatcher » est un album correct sans être phénoménal. Les amateurs du groupe s'y retrouveront sans doute mais beaucoup de curieux passeront probablement leur chemin tant aucune conviction ou énergie profonde ne s'en dégage malgré quelques bonnes idées de composition.