Œuvre des plus variées, l’EP ''Draconian Darkness II'' confirme tout le bien que l’on pensait de Wolfheart et rend l’attente de leur prochain album encore plus insupportable.
Afin de faire patienter les fans dans l’attente de leur prochain long format, les Finlandais de Wolfheart se (nous) font plaisir en publiant ''Draconian Darkness II'', EP de cinq titres, dont deux nouveautés, pour vingt minutes de musique.
Premier des deux inédits, 'Carnivore' poursuit sur la voie tracée par l’opus précédent, à savoir un metal extrême qui emprunte au black et au death, avec des touches de doom et de gothic. On retrouve ici tous les ingrédients des Finlandais, des blasts beats aux breaks écrasants, des cavalcades rythmiques aux soli finement ciselés, des growls caverneux aux envolées de chant clair qui illuminent ce monument de noirceur. Les arrangements et éléments orchestraux sont bien évidemment de la partie, apportant à l’ensemble un côté grandiloquent mais jamais excessif, un peu à la manière de The Monolith Deathcult.
Ce que vient confirmer 'Forefathers', avec son break acoustique, son piano aérien et ses chœurs éthérés, parant les saturations de jolis atours.
Sur ces deux pistes, parties metal et symphoniques copulent en une infernale sarabande, et fusionnent dans un déluge de notes jusqu’à l’extase finale. On se prend à rêver de voir ces structures musicales prendre vie sous forme d’un opera rock, avec orchestre, chanteur lyrique et décors baroques.
Les pistes suivantes, fort intéressantes au demeurant, sont des relectures de morceaux originalement parus sur ''Draconian Darkness''.
La version live de 'Burning Sky' diffère peu de son pendant studio et confirme la maitrise des musiciens en configuration live.
Plus intéressante s’avère cette version acoustique de 'The Gale', dont l’originale se parait déjà de guitare en son clair. Cette version dépouillée, qu’on aurait souhaité un peu plus longue, se pose en accalmie bienvenue dans cet océan de décibels.
'Grave', qui vient clôturer cette cuvée 2025, surprend par son absence d’instruments rock. Véritable pièce symphonique, elle dégage une atmosphère cinématographique des plus prégnante pour un rendu assez saisissant.
Outre le côté varié de l’objet, cet EP permet au quatuor de démontrer ses capacités dans plusieurs configurations (live, session acoustique, symphonique) pour un rendu des plus convaincants. Un bel en-cas avant le prochain festin.