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Don't Go in the Forest

DOC_METAL
Journaliste

Avatar

Un album honnête, ambitieux, mais pas inoubliable.
10 titres
Melodic Death Metal
Durée : 47
Sorti le 31/10/2025
734 vues
BLACK WALTZ RECORDS
Avatar est de retour, et comme toujours, ils ne font rien à moitié. Don’t Go in the Forest débarque avec un titre qui sonne comme un avertissement, ou une promesse. « N’entre pas dans la forêt » ? Allons bon, c’est évidemment la première chose qu’on fait. Sauf que cette fois, je suis ressorti du bois un peu… mitigé.

Depuis quelques années, Avatar aime brouiller les pistes : un coup clowns du cirque metal, un coup maîtres du groove, un coup prédicateurs du chaos. Et sur ce dixième album, ils décident d’aller plus loin : plus de mélodie, plus de progressif, plus d’émotions aussi.
Sur le papier, ça claque. Dans les faits… disons que la boussole tourne un peu dans tous les sens.
Johannes Eckerström continue de jouer les showmen possédés - sa voix passe du murmure au hurlement sans effort - mais derrière lui, le groupe semble parfois hésiter entre expérimentation et perte de repères.

Soyons clairs : les singles sont les meilleures titres de l’album. "Captain Goat" est un bijou d’absurdité et de puissance, un vrai numéro d’équilibriste entre riff bête et refrain malin. "Tonight We Must Be Warriors" sonne comme un hymne de scène, prêt à faire lever les poings au Hellfest.
Ces titres incarnent ce qu’Avatar sait faire de mieux : mélanger la théâtralité, l’énergie brute et un second degré permanent. On les sent vivants, sincères, presque dangereux.

Et c’est là que ça se complique.
Une fois passés ces morceaux forts, Don’t Go in the Forest s’enfonce un peu dans ses propres ombres. Le groupe veut tout essayer - plus de mélodie, plus de prog, plus de texture - mais à force de vouloir tout dire, il finit par s’égarer.
Certains titres tournent à vide, d’autres manquent de cette folie qui faisait le sel d’Avatar Country ou de Hunter Gatherer. Le son est propre, parfois trop. Et quand Avatar devient « propre », il perd une partie de sa magie : cette imprévisibilité qui faisait qu’on ne savait jamais s’ils allaient nous faire rire ou nous gifler.

J’ai envie d’aimer cet album plus que je ne l’aime vraiment. Il y a de vraies intentions, des moments brillants, des idées fascinantes. Mais l’ensemble manque de cette étincelle, de ce grain de démence qui faisait d’Avatar un groupe à part. Les morceaux forts sauvent l’expérience, mais le reste laisse une impression de déséquilibre.
Bref : un album honnête, ambitieux, mais pas inoubliable.

Tracklist:
01. Tonight We Must Be Warriors
02. In The Airwaves
03. Captain Goat
04. Don’t Go In The Forest
05. Death And Glitz
06. Abduction Song
07. Howling At The Waves
08. Dead And Gone And Back Again
09. Take This Heart And Burn It
10. Magic Lantern



Line-up de l'album :
Johannes Michael Gustaf Eckerström - chant
Jonas « Kungen » Jarlsby - guitare
Tim Öhrström - guitare
Henrik Sandelin - basse
John Alfredsson - batterie