«Disconnected» est le premier cd d'un gang de métalleux Parisiens aguerris, Slave Machine.Ce quatuor a décidé d'enregistrer chez les frères Potvin (Lyzanxia, One-Way Mirror) et il en ressort un album plutôt réussi que nous recommandons vivement a tous ceux qui seraient passés à côté depuis sa sortie.
C'est du métal industriel et l'ensemble rappelle un peu du Fear Factory punchy et dépoussiéré. A travers le métal explosif et le style moderne que pratique Slave Machine on devine certaines influences thrash/death qui ne déplairont pas à certains nostalgiques (on pense à Nocturnus, Pantera ou encore Sepultura). Coté riffing on obtient des riffs carrés et gras tout droit sorti de l'école d'Obituary alternant ou se superposant avec des rythmes plus syncopés, plus groovy et plus Hardcore que l'exercice impose.
Ils sont très efficaces et on en prend plein les oreilles du début à la fin. Le son est lourd, riche et oppressant,les distos bien affutées.Des nappes de synthés subtilement dosées dans le mix apportent juste ce qu'il faut pour créer une ambiance science fiction,sublimer les refrains et lier le tout.
Le chanteur est probablement la conséquence logique d"un mariage pour tous à trois entre Philip Anselmo, Burton C. Bell et John Tardy. Ca envoie de ce côté ci aussi, pas de doute il connaît son Hardcore. Le dosage entre voix claires et bestiales est bien fait et ses mélodies sont empreintes d'une certaine mélancolie rendant l'atmosphère plus légère ou plus inquiétante selon les passages.
Les points forts sont incontestablement « Intro » et « Antrophobia » qui m'ont de suite séduit ainsi que brisé trois cervicales.
« Trouble » est un bon défouloir et leur single «Relevant» vous donnera un bon aperçu de ce que le groupe propose.
Tournant autour d'une thématique sur la cyber-addiction, « Disconnected » est anxiogène et puissant. Les sept titres que compte l'album sont suffisamment bruyants pour se faire une belle place sur la scène Française où je vous invite à les découvrir dès que possible avant qu'ils ne soient convoités trop fréquemment par nos voisins européens.