The Petulant est fondé en 2012 à Copenhagen au Danemark par Kraen Meier (guitare), Lukas Meier (batterie) et Lars Ottesen à la basse. Ce dernier est remplacé en 2013 par Asbjörn Steffensen (basse, vocal) en même temps qu'est engagé Mads Gath à la seconde guitare. Un premier e.p. voit le jour en 2014 en auto-production, il s'intitule sobrement The Petulant et contient quatre titres permettant au groupe de se promouvoir un peu. Cette année enfin voit un premier album arriver, « Dictum » disponible chez Mighty Records ».
Un son aigu de riffs dédiés au thrash frappe les oreilles avec brutalité, c'est partit avec un « Toying With The Infinite » au relent death-trash des année 80'. Accélérations avec blasts, ralentissements lourds, le titre bouge bien mais ne possède aucune accroche particulière. Il reste cependant un bon défouloir. « Ulterior Doctrines » dévoile plus de technique et des lignes de guitares bien placées. Ce mid-tempo fracasse bien le cerveau comme il faut.
La rapidité revient frapper à la porte de derrière pour ravager votre salon avec « Disciples ». Moins inspiré que le précédent, la fureur du groupe dégage cependant une addiction libératrice à ce déferlement de décibels. « Reanimated » alterne avec plus de riffs que de mélodies. Malheureusement alors que l'ambiance du titre est appréciable, nous nous ennuyons assez rapidement.
Une petite intro avec guitare clean et déboule « Cadaverous Carnival ». Ce titre tendre et romantique comme son nom l'indique va décimer toute personne se trouvant dans son passage. Il est agressif comme il faut mais encore une fois manque de moments mémorables. Basse et batterie très lourde pour « My Caesar ». ponctué de riffs lents. L' essais d'un Black Sabbath version The Petulant ne convainc pas vraiment .
Un bon mid-tempo assez classique, « Extremist » fait le job mais comme beaucoup de titres de l'album, n'arrive pas à convaincre entièrement. Techniquement le groupe fait bien sonner son titre mais il lui manque une inspiration plus forte pour accoucher de morceaux convaincants. « Rituals » se calque dans la même veine que le titre précédent avec toutefois plus de recherche au niveau des guitares.
Riffs en saccades pour « Dehumanized ». La vitesse est bonne pour un mosh-pit et la foule peut reprendre facilement cet unique mot pour le refrain. La lourdeur du break casse un peu l'ambiance. Celui-ci étant assez long et devenant du coup assez lassant. La guitare acoustique fait son apparition avec le dernier titre « The Nation ». L'entrée des guitares électriques sonnent comme un hymne, somme toute assez logique quand on parle de la nation. Pour le reste le titre reste un mid-tempo traditionnel dans le thrash-death.
Certains titres sont à garder alors que d'autres donnent une impression de remplissage. L'album n'est pas mauvais du tout mais manque malheureusement de titres forts. Le groupe possède pourtant un bon potentiel avec un savoir faire évident. Il ne manque que la petite étincelle d'inspiration qui, nous l'espérons, surviendra pour un prochain disque.