Chose peu commune, originaires de Crête, les Barb Wire Dolls n'ont eu de cesse que de se faire connaître ces derniers temps, notamment grâce à des premières parties importantes (Green Day ou Cheap Trick), mais aussi grâce à leur bonne idée de jouer partout sur le mythique Sunset Strip, dans des lieux comme le Whisky A Go Go, le Viper Room ou le Roxy Theatre. Cela a permis au groupe d’acquérir une certaine renommée et, du coup, de croiser la route de sacrées personnes du milieu.
Trouvés par Tom Zutaut (Guns, Mötley Crüe) , signés par Lemmy sur son propre label Motörhead Music, enregistré aux studios Sonic Ranch (Yeah Yeah Yeahs, Ministry) et NRG (Motörhead, Foo Fighters), produit/mixé par Jay Baumgardner (Evanescence, Lacuna Coil) et masterisé par Howie Weinberg (Nevermind de Nirvana, Blood Sugar Sex Magik des Red Hot ou encore le fameux Pop de U2), les Barb Wire Dolls s’apprêtent, gonflés à bloc, à lâcher Desperate le 22 juillet 2016.
Isis Queen, dans son rôle de frontwoman, assure comme une bête. Accompagnée de Remmington et Pyn Doll, qui font sonner leurs guitares à en faire enflammer les amplis, Iriel Blaque à la basse et Krash Doll, faisant des trous dans les peaux de ses toms, les Barb Wire Dolls accouchent d'un album généralissime. "Drown", titre d'ouverture, nous met dans l'ambiance. Ici, c'est du 100% Punk Rock 'n' Roll à la sauce british. "Surreal" ou encore "Take Me Home" confirment le tout et raviront les oreilles des fans des Sex Pistols, Ramones, Misfits ou encore L7.
Tout au long de l'album, on secoue la tête avec des titres comme "Blind To Your Misery", le titre éponyme "Desperate", "Darby Crash" ou encore "Problem Of The Poet". Et ça, jusqu'à la fin avec "Rhythm Method". On aurait presque envie d'aller boire quelques bières et d'aller donner deux trois baffes dans un bar miteux en sous sol à Hollywood, tiens !
Bref, si la grande époque du Punk Rock fin 70's vous manque, plongez dedans tête la première. Écoutez le à fond dans votre bagnole sous le soleil et vous verrez, il vous foutra une patate d'enfer. Vraiment un grand album !