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DeHydration

CARMZIOFA
Rédacteur en Chef

Hydra

Tout concourt à faire de ''DeHydration'' le plus abouti du projet. Les amateurs de Giant, Journey ou du meilleur AOR de la côte ouest trouveront ici exactement ce qu'ils cherchent !
11 titres
AOR/Rock
Durée : 58
Sorti le 18/09/2026
12 vues
PRIDE & JOY MUSIC
Deux ans après ‘’ReHydration’’ (2024), album qui avait confirmé la montée en puissance du projet autour du songwriter suédois Henrik Hedström, Hydra revient avec un troisième opus, ‘’DeHydration’’, et la question habituelle pour une formation qui n'a jamais connu de longue pause : l'inspiration est-elle toujours là ? La réponse est clairement oui, même si la surprise est moins grande qu'elle ne l'était sur le premier album. La formation reste stable : Hedstrom aux claviers, guitares acoustiques et chœurs ; Andi Kravljaca au chant, guitares lead et rhythm, Jonny Trobro à la basse et Daniel Flores, le producteur et batteur derrière First Signal et The Murder Of My Sweet à la batterie et aux claviers. Ce quatuor fonctionne avec la fluidité d'un groupe rodé, et ça s'entend immédiatement.

‘This Time’, ouverture du disque, dit la couleur dès les premières secondes : mélodies larges, réverbération chaleureuse et une production qui capture le son avec une clarté radiophonique. ‘Fooled By Love Again’, premier single, est le titre le plus immédiatement accrocheur : un mid-tempo, un refrain construit pour durer, des guitares de Kravljaca élégantes sans jamais trop en faire, comparables à celles de Giant et Survivor, des références qui résument bien le créneau occupé par Hydra.

La ballade ‘Labyrinth Of Love’ (avec un solo de guitare de haut vol sur des accords progressifs) et ‘Hiding In Plain Sight’ proposent des développements légèrement plus complexes dans leurs structures, rappelant que Flores n'est pas un producteur qui se contente du minimum. ‘A Million Miles’ est un moment particulier dans la discographie du groupe : le titre avait été enregistré par First Signal en 2019 à partir d'une composition d'Hedstrom, et le retrouver ici dans sa version Hydra donne à la chanson une dimension circulaire, comme un retour aux sources.

‘Bringing On The Thunder’ et ‘Somebody To Love’ sont probablement les titres les plus heavy sur le plan des riffs de guitare avec, bien sûr, toujours le volet mélodique en fond.

‘DeHydration ne cherche pas à bousculer les codes du melodic rock AOR — il les habite avec une aisance naturelle et un sens de la mélodie qui ne se fabrique pas. Henrik Hedstrom a mis des années à trouver le bon cadre pour ses compositions, et Hydra est clairement ce cadre.

La voix d'Andi Kravljaca, la précision de Daniel Flores à la production, la chaleur organique de l'ensemble, tout concourt à faire de ce troisième album le plus abouti du projet. Les amateurs de Giant, Journey ou du meilleur AOR de la côte ouest trouveront ici exactement ce qu'ils cherchent : des mélodies qui restent, une production qui enveloppe, et cette sincérité rare des disques faits par des gens qui aiment vraiment ce qu'ils font.