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Deathwestern

MATT
Journaliste

SPIRITWORLD

Spiritworld ou la rencontre de Slayer avec le hardcore dans un décor d'Ennio Morricone version Evil Dead.. Jouissif
11 titres
Metal
Durée : 36
Sorti le 25/11/2022
1965 vues
Las Vegas, Nevada.
Un costaud , barbu, crâne rasé ,tatouages jusqu'au bout des doigts , erre tel un zombie à la sortie de la ville.
La nuit a été difficile pour Kerry King.
En direction du désert, Kerry entend au loin un bruit de véhicule, descendant de la vallée, s'amusant à faire danser la poussière dans son sillage.
La voiture est montée par d'autres tatoués, vêtus comme des cowboys allant à un mariage qui reconnaissent le guitariste de Slayer et le prennent à bord.
Pas besoin d'entretien d'embauche, la discographie du trasher parle d'elle même.....Quelques téquilas plus tard, Kerry sort de sa retraite, la flying V est à nouveau chaussée, médiator aiguisé, le voilà dans un nouveau groupe, alliant Trash et Hardcore, s'appelant "Spiritworld".
Voici un récit de pure fiction dont "Deathwestern" pourrait être la bande originale.
Fondé en 2017 par Stu FOLSOM (Chanteur), second opus après "Pagan Rythmes" sorti en 2020 déjà salué par les critiques, "Deathwestern" reprend là où le précédent s'est arrêté, avec des paroles inspirées d'un essai littéraire du-dit Stu FOLSOM ,"Godlessness" relatant des histoires de horror western.

Nous sommes en présence d'un excellent album trash hardcore , avec quelques passages death au bon son classique des années 80, brut, sans concession.
Cet album ne révolutionne pas le métal mais est terriblement puissant, percutant, efficace, cohérent tant les compositions sont homogènes et toutes aussi jouissives les unes que les autres.

Des morceaux comme 'Relic Of Damnation', 'Ulcer', 'Purafied In Violence' ou encore 'Moonlight Torture' sont de vraies merveilles de hardcore-thrash.
L'intro tout en légèreté de 'The Heretic Butcher' dénote, non sans plaisir, du reste de l'album avant d'exploser et de revenir aux fondamentaux.
La production est impeccable sur les riffs qui envoient des uppercuts dans tous les sens et chaque morceau en live s'annonce épique.

Le chanteur vous tabasse avec sa voix d'outre tombe maîtrisée, Justin Fornoff (basse) et Preston Harper ( batterie) vous martellent, Matt Schrum et Randy Moore ( guitares) vous cisaillent durant 36 minutes de brutalité.

La pochette rend hommage aux films d'horreur et de western des années passées, parfaitement en adéquation avec les thèmes abordés.
Stu FOLSOM concernant son album a déclaré « Pagan Rhythms était très sombre et apocalyptique, où "Deathwestern" aborde les survivants de ce monde aux prises avec leur foi alors que la fin approche. C'est une galerie de voyous de héros improbables:, pistoleros, nécrophiles, des prédicateurs, des comanches et un tueur de démons sodomites en série."

Vous voilà prévenu. Un album génial