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Death mask messiah

MATHIEU BOLLON
Chroniqueur

Exumer

Pour leur retour en force après une pause de sept ans, les teutons d’Exumer ont mis les bouchées doubles avec un septième et nouvel album brut de décoffrage, sans temps mort et d’une efficacité redoutable qui fait honneur à son prédécesseur « Hostile defiance », sorti en 2019.
11 titres
Thrash Métal
Durée : 41 minutes et 49 secondes
Sorti le 28/08/2026
37 vues
Dès les premières notes du morceau éponyme (« Death mask messiah ») qui ouvre ce nouvel opus, on constate – non sans un certain soulagement - que les allemands ne sont pas du genre à ralentir le tempo. Bien au contraire, même !
D’ailleurs, ce morceau rappelle le Sepultura des années 90 époque « Arise ». Autant dire que le groupe propose du pur thrash d'une force impitoyable et sans concessions.
Dans la foulée, la boucherie se poursuit avec l’implacable « Blinding skies ». Originaires de Francfort, les thrashers d’Exumer n’ont certes pas la trempe d’un Kreator ou même d’un Destruction, ce qui n’empêche pas cette formation née au mitan des années 80 de faire preuve d’une efficacité à toute épreuve.
De « Sin bleeder » à « Ravishing waste » en passant par « Eradication », le groupe déploie son savoir faire avec un brio inégalé en nous offrent en pâture des riffs qui fleurent le bon le thrash métal des années 80 qui n’est pas sans rappeler Exodus.
Avec « Allocated savagery », Exumer accélère encore un peu le tempo à la manière du Destruction d’antan. Puis les allemands opèrent un retour à un son un poil plus groovy avec « Serpent » avant de dériver vers un thrash monolithique à la Slayer avec « Fratricide ».
S’ils sonnent plus thrash old school que jamais, le groupe est aussi capable de jouer un thrashcore crossover qui rappelle les forcenés de DRI. Après l’implacable « Frozen ground », les teutons d’Exumer referment cet opus sur un morceau qui sonne très power metal dans l’esprit de Pantera avec « Unchained angel ».
Si le groupe est le digne héritier de formations cultes comme Destruction ou Sodom, Exumer sait aussi puiser dans des influences venues d’outre-Atlantique, ce qui fait de « Death mask defiance » un album aussi varié que carré techniquement.
Enfin, si le groupe pratique un thrash old school, leur musique n’est pourtant pas figée dans le passé, comme en témoigne leur son très moderne. Les amateurs de thrash d’outre-Rhin apprécieront !