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Death comes twice

MATHIEU BOLLON
Chroniqueur

GOAT MAJOR

La perfide Albion demeure encore et toujours une terre de prédilection pour le doom metal comme le démontre avec un brio inégalé le deuxième (et dernier) album des gallois de Goat Major, lequel s’avère être un petit bijou sonore d’une valeur incomparable.
9 titres
Doom
Durée : 39 minutes
Sorti le 23/10/2026
10 vues
RIPPLE MUSIC
Après une intro 100 % instrumentale dans la plus pure tradition seventies (« Voyage of Cetus »), le nouvel opus de Goat Major commence sur une note magistrale avec le lancinant « Firewalk ».

En parfait disciple de la secte des adorateurs de Black Sabbath, le trio invoque les forces de la nature au moyen d’un titre mid-tempo, pachydermique et d’une beauté sombre et enivrante.

Plus groovy et psyché, le morceau éponyme de l’album, « Death comes twice » est un authentique hymne à la gloire de l’ange déchu qui porte haut les couleurs du doom stoner à l’anglaise.

Le groupe continue sur sa lancée avec le morceau suivant, « Under the moonlight », qui fait penser à une alchimie parfaite entre Cathedral, Pagan Altar et Uncle acid and the dead beats. Après le titre « Wheels of gold « et ses rythmes syncopés, les gallois nous propulsent dans un univers onirique et inquiétant avec le très atmosphérique « Sirens ».

Ce n’est qu’un prélude avec un retour en force des plus épiques avec le magnifique « The sin eater » qui s’annonce comme la bande-son idéale d’un sabbat en compagnie d’une assemblée de sorcières au milieu des plaines du pays de Galles !

Après une nouvelle intro atmosphérique (« Negative church »), il est temps pour le groupe de mettre un terme à sa symphonie ténébreuse avec l’étrange et luciférien « Detached » qui est aussi le dernier morceau de « Death comes twice ».

Véritable coup de force de la part du trio gallois, ce dernier se révèle un album surprenant habité par des forces païennes et surnaturelles qui se déguste non sans un certain plaisir coupable comme on lirait un vieux grimoire.