"Datalysium" est un second album honorable qui permet à The Zenith Passage de s'affirmer à travers un nouveau line-up à l'univers bien défini et parfaitement en prise avec les directions que prend la scène Tech Death/Prog Death actuelle !
Formé en 2012 aux Etats-Unis, The Zenith Passage a connu de nombreux changements de line-up entre sa création, son premier album "Solipsist" paru en 2016 via Unique Leader Records, et son nouvel album, "Datalysium", que nous découvrons aujourd'hui. Présent depuis le début, Justin McKinney s'est entouré de Brandon Giffin (ex-The Faceless) à la basse et de Derek Rydquist (ex-The Faceless) au chant depuis 2021 et de Christopher Beattie à la guitare depuis 2022.
The Zenith Passage souhaite visiblement marquer les esprits dès les premières mesures de cet album qui s'ouvre avec 'The Axiom of Error', un condensé du Tech Death qui a tout de la rapidité d'Archspire à la brutalité de The Faceless. Reprenant scolairement tous les bons codes du genre, le groupe nous propose une démonstration dans les formes à laquelle on adhère immédiatement. Dans la foulée, voici l'étrange 'Algorithmic Salvation' qui se démarque par un riff de guitare et de basse proprement unique et qu'on peut avoir besoin de réécouter plusieurs fois pour se convaincre de son génie tant il est remarquable sur la scène Tech déjà connue pour ses expérimentations, c'est dire ! Justin McKinney et Christopher Beattie signent pour l'instant un travail impeccable de créativité qu'on retrouve encore sur 'Lexicontagion' qui prend finalement un tournant Progressive assez agréable à l'exception peut-être de la voix claire qui n'apporte pas grand chose.
Ce qui est notable lorsqu'on se plonge dans 'Synaptic Depravation' qui arrive ensuite, c'est que The Zenith Passage a pris soin de concevoir cet opus autour d'une ligne directrice qui implique une évolution vers un climax. Après du Tech Death classique et puissant, nous avons pris un virage plus Progressive qui se confirme avec ce morceau qui superpose des lignes musicales tantôt minimalistes et tantôt chargées. En constante évolution, le quatuor nous propose ensuite 'Deletion Cult' qui mêle références Death relativement classiques et orchestrations stellaires, un mélange riche en propositions mais qui manque un peu de modernité. La production est malgré tout très bien menée par Bart Williams et Dave Otero du Flatline Audio Studio de Denver dans le Colorado.
Prenant la forme de deux morceaux, 'Divinertia I' et 'Divinertia II', constitue un ensemble très complet qui alterne avec brio des passages arides qui font la part belle à la rythmique (qui aurait quand même être un poil plus humanisée) et d'autres qui mettent magnifiquement en avant la complexité de la ligne mélodique autant assurée par les guitares que par la basse de Brandon Giffin. Retour à des atmosphères spatiales avec 'Automated Twilight' qui nous offre aussi un break violent appuyé par le scream de Derek Rydquist. Après plusieurs morceaux de sept minutes, voici enfin la chanson éponyme, 'Datalysium' qui se révèle dans toute son ampleur que je vous laisse découvrir par vous-mêmes !
"Datalysium" est un second album honorable qui permet à The Zenith Passage de s'affirmer à travers un nouveau line-up à l'univers bien défini et parfaitement en prise avec les directions que prend la scène Tech Death/Prog Death actuelle. Tout ce qu'on peut souhaiter au groupe dans ces conditions, c'est de continuer dans cette voie sans brider leur créativité !