BAEST
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Death Metal
Chroniques

Danse Macabre
Julien Pingenot
Journaliste

BAEST

«Avec ce premier album, Baest nous régale de son death old school influencé par la scène suédoise et devient un groupe à suivre de près !»

08 titres
Death Metal
Durée: 33 mn
Sortie le 17/08/2018
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Depuis le début des années 2010, on peux noter que la scène Death Underground se porte vraiment bien. En effet, de jeunes groupes se forment et tente de revenir à un Death plus brut, plus sale et se voulant plus proche du Death original. Et avec cette volonté, certaines formations ont su devenir incontournable comme par exemple Gatecreeper qui avec un seul album : « Sonoran Depravation » à su s'imposer avec un son son vraiment lourd, typé Death suédois, et quelques touches hardcores vraiment bien dosées, bref une pépite !

Mais passons au sujet principal de cette chronique ! Baest est un groupe danois, formé en 2015 et qui en ce mois d'août 2018 sort son premier long format : « Danse Macabre » après avoir sorti une démo et un EP : « Marie Magdalene ».

L'album commence directement, ne se soucie d'une introduction, avec 'Crosswhore'. Et tout de suite, le son crade et lourd nous plonge dans une ambiance malsaine. En effet, ce premier morceau est une très bonne entrée en matière, le son des guitares est lourd et très saturé, la batterie n'en fait pas trop et ne nous perd pas dans des patterns inutiles, ici c'est l'efficacité qui prime ! Et le chant est bien guttural et peut se rapprocher du chant de Mikael Åkerfeldt période Bloodbath, d'ailleurs c'est le premier groupe auquel on pense quand on écoute Baest ! Par ailleurs, il y a de fortes chances que les danois ont obtenu leur son grâce à l'emblématique pédale BOSS HM 2 qui a donné ce son si particulier à Entombed et toute la scène suédoise.

« Danse Macabre » fait parti de ces albums que l'on écoute d'une traite, en effet les morceaux s'enchaînent vraiment bien, certains reprenant carrément avec la note sur laquelle le précédent morceau s'est arrêté comme avec 'Ritual' et 'Vortex' ou encore le son de flamme entre 'Hecatomb' et 'Danse Macabre'. Pour certains, cela peut paraître anodin mais cela renforce cette idée de cohésion des morceaux et permet une immersion plus profonde.

Après plusieurs écoutes, un sentiment de puissance et de grandiose se dégage de la musique de Baest, le son y est pour beaucoup, mais que serai le son sans des compositions intelligentes ? En effet, une des forces de Baest est la composition, les morceaux sont tous très bons et possèdent chacun un élément qui va permettre de les distinguer comme le break de 'Messe Macabre' qui est juste somptueux avec ce chant growl tellement puissant et profond ! Mais aussi 'Ritual' qui est un interlude instrumental acoustique, ce qui dit comme ça fait peur mais dans la progression de l'album est logique, cela apporte de la texture à l'ambiance macabre et menaçante à l'album ou encore certains breaks bien brise-nuque parsemés au cours de l'album, celui de 'Crosswhore' par exemple. De plus, certains riffs sont vraiment juste bons, ceux de 'Ego Te Absolo', 'Hecatomb' et 'Altra Mors' reflètent bien la diversité que peux avoir Baest !

Au final, ce premier effort des danois est une réussite totale, en effet ils nous offre une demi- heure de death Old School aux compositions efficaces et qui ont chacune quelque chose qui les rend unique. De plus, cet album est clairement un hommage à la scène suédoise et le Death Old School en général.