L'Italie et sa tradition de chanteuses de Symphonic Metal peut donner le meilleur comme le pire, et je dois avouer que Deathless Legacy ne ferait pas parti des groupes que je vous recommanderais le plus chaudement, encore moins après l'écoute de leur nouvel album, « Dance With Devils ».
Le morceau éponyme sert d'introduction angoissante entre clavecin, cris de loups et choeurs vocaux évoquant les films d'horreur les plus classiques. « Join The Sabbath » est aussi simple que prévisible avec son ouverture à la batterie. Le clavier en sons tantôt clavecin, tantôt flute, tantôt vaisseau alien est plus parasite qu'agréable. Steva, la chanteuse, adopte une technique de chant qui me fait penser à une sorte de parodie des musiques des films de Tim Burton, ce qui est plutôt dommage. Le clavier semble être bien omniprésent que les guitares, ce que confirme « Heresy ». Vocalement, le morceau est plus audacieux mais la chanteuse semble parfois si crispée qu'on perd tout plaisir à l'écouter.
« Witches' Brew » : des rires de sorcières, une rythmique en fond sonore, un bruit indistinct qui peut tout aussi bien être un brasier qu'une marmite de potion. Que vous dire en dehors de ça ? La chanteuse revient à sa voix forcée et parodique donc je propose qu'on passe à la suite ! Avec « Headless Horseman », on reste dans le même esprit avec peut être un plus grand soin apporté à l'accompagnement musical, plus sobre (c'est très relatif, je vous l'accorde). Les sons de grincements de porte au début de « The Black Oak » commencent à me fatiguer, tout comme la mélodie évoquant les boîtes à musique. J'ai l'impression que le groupe se contente de reprendre les grands classiques du cinéma d'horreur sans rien créer ni renouveler…
La voix se calme un peu sur « Lucifer » et les soupirs qui la doublent sont plutôt agréables et se mêlent bien à la musique mi-Sympho mi-Electro qui sert de background. A du violon sur « Voivode » ! C'est vrai que, jusque là, c'est un des seuls instruments qui avaient été épargnés mais puisque le groupe met les pieds dans le plat, autant y aller jusqu'au bout… « Curse Of The Walts » reprend bien ce qu'on pourrait rapprocher d'un thème de valse mais peut être est-ce trop difficile à tenir sur la longueur car le groupe renonce vite à cette rythmique si particulière et pourtant si belle. Si on fait abstraction des pleurs de bébés au début de « Devilborn », le morceau est peut être plus intéressant et agréable que le reste de l'album. « Creatures Of The Night » sonne tellement comme une blague que je vous laisse la découvrir par vous-mêmes…
« Dance With Devils » et le concept général du groupe ne sont pas convaincants pour moi. Deathless Legacy pourrait mobiliser des éléments cultes des films d'horreur mais, à la place, le groupe se contente d'en reprendre tous les codes, sans innover. Le manque de sobriété est également cruellement regrettable.