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Cursum Perficio

MATHIEU BOLLON
Chroniqueur

Anthrax

Dix ans après leur précédent album en date (« For all kings »), les dieux du thrash US sont de retour avec un album de haute volée et d’une originalité surprenante qui fait la part belle à des compos plutôt heavy et mid-tempo, privilégiant la mélodie plutôt que la vitesse.
11 titres
Speed/Thrash Metal, Groove Metal
Durée : 53 minutes et 43 secondes
Sorti le 18/09/2026
85 vues
Après une intro marquée par une atmosphère anxiogène (« Persistence of memory »), le 12ème album d’Anthrax (et le troisième depuis le retour de Joey Belladonna) commence sur les chapeaux de roues avec « The long goodbye », titre à la fois beau et menaçant.

Plutôt heavy, ce dernier est suivi par un morceau beaucoup plus speed, punk dans l’esprit et entraînant en diable : « It’s for the kids ». Oscillant soigneusement entre agressivité et mélodie, « Everybody’s got a plan » est un véritable hymne à la gloire du speed metal.

Chargé d’émotion, « The edge of perfection » est sans doute le morceau le plus beau et le plus intense de ce disque. Puis, la tension redescend un peu avec le lancinant « Infectious », qui représente sans doute un des titres les moins intéressants de ce nouvel opus.

Puis, renouant avec ses racines, les thrashers signent un morceau très direct et punk, évoquant toute la violence de la grosse pomme (soit leur ville natale) : « NYC 93 ». Dans la foulée, on en vient au morceau éponyme de l’album, « Cursum perficio », qui remet les pendules à l’heure et rappelle l’immense talent des membres fondateurs de ce fleuron du Big 4 qu’est Anthrax.

Rappelant le power metal du Pantera des années 90, le titre « T.O.M.B » détruit tout sur son passage avec ses riffs implacables et ses accélérations fulgurantes qui font toute la différence. On reste dans le même registre avec l’ultra-speed « Watch it go » qui tranche avec le reste de l’album par sa violence brute et sans fioritures.

Il est alors temps pour les américains de clore les hostilités avec l’entrainant « My victory » qui rappelle le meilleur des albums des années 90 (autrement dit la période avec le chanteur John Bush) comme « Sound of white noise » ou « Stomp 442 ».

Sans être pour autant le meilleur album d’Anthrax, « Cursum perficio » démontre néanmoins avec un certain brio la capacité du groupe à se renouveler tout ne restant fidèle à ses racines.