Righteous Vendetta est originaire du Wyoming et a vu le jour en 2008 dans la ville de Cody. Le groupe est considéré comme un groupe de metalcore chrétien. Au cours des années, le line-up connu différents remaniements et seul Ryan Hayes (chant) et Justin Olmstend (guitare-soliste) dirigent le groupe depuis ses débuts. Ils sont aidé pour cela par Zack Goggins (batterie, percussions), Riley Haynie (Basse-sampler) et Justin Smith (guitare rythmique).
Le groupe publie un premier e.p. en 2008 « A Complexity Of The Fallen » et signe sur le label Redcord pour un premier album « The Dawning » en 2010 suivit en 2011 par l'album « Lawless ». Deux ans plus tard le e.p. « Righteous Vendetta Vol.1 » et l'album « The Fire Inside » voient le jour en indépendant. En 2014 nous ne verrons qu'un unique e.p. « Defiance ». Depuis le groupe a signé sur Century Media Records et débarque avec un album qui se démarque assez bien de ses prédécesseurs.
Une bonne grosse production bien travaillée, plus radio friendly également. Chaque titre est conçu pour lui-même être intégré dans un ensemble où la variété sera de mise. Bien moins brute, le groupe délivre son album le plus varié et le plus mélodique de sa carrière. Voyons cela de plus près avec le titre d'ouverture « War Is Killing Us » qui nous présente un groove et un riff prenant au possible. Les vocaux de Ryan sont placés merveilleusement bien et le titre est d'une accroche auditive totalement jouissive.
L'ambiance s'installe pour un « Cursed » à la prétention positive. Par moment ça rape dans les vocaux, c'est poppy à d'autres moments, électro ou synthé symphonique sur rythmique metalcore. Un bon mélange d'éléments pour ce très bon titre. « Weight Of The World » plus lourd rythmiquement contient le refrain fédérateur par excellence. Martèlement et énergie reviennent sur le devant de la scène avec « Daemons » mais uniquement au niveau couplet. Les refrains sont d'une légèreté joyeuse et mélancolique avant un break inquiétant.
« A Way Out » possède le calibre radiophonique le plus évident de l'album malgré que tout les titres possèdent cette faculté. Un schéma qui ne dérangera nullement sur la longueur de l'album. Là où de nombreux groupes lassent sur la longueur, Righteous Vendetta diversifie assez son propos pour que jamais la lassitude n'atteigne l'auditeur. Le titre préféré après un vote unanime avec moi-même est ce « Defiance » qui est assez béton dans sa construction avec le refrain qui se plombe dans le cerveau.
« Psycho » s'ancre également sans problèmes dans la tête avec ce refrain répétitif sur rythme hypnotique. Phrasé de choeurs suivant la mélodie du refrain pour un « Never Say Never » encore une fois très bien agencé. Le nombre de hit possible sur cet album est assez bluffant. Même le rapide « Doomed » se permet de revenir en léger mid-tempo pour prendre l'agression à contre-pied avec un refrain mélodieux. Une ombre pop 80' plane sur « Burn » et il faut avouer que le groupe maîtrise très bien ce style au grattage plus rock'n'roll.
« Halfway » se dirige sur du plus lent, plus suave avec de bonnes feintes de batterie. Les musiciens savent se faire plaisir et nous en procurent également. « Become » assez basé sur le mélodique assure son job avant de tenter l'aventure « Strangers » qui subi même une influence Hellyeah sur les couplets. Une belle manière de bien terminer l'album en démontrant que le groupe n'a aucune crainte de l'aventure tout en gardant son style.
Avec Cursed il ne fait aucun doute que le groupe a atteint le but qu'il s'était fixé mais dans cette avancée il est probable que l'on observe la défection de certains fans de la première heure. En variant son plaisir et en calibrant ses compositions le groupe n'est plus aussi heavy qu'il a pu l'être. C'est un choix de maturité et de direction artistique, après seul les goûts de l'auditeur trancheront dans le vif. De notre côté nous ne pouvons que saluer le travail accompli et si tout les albums à chroniquer étaient de ce calibre cela nous ferait le plus grand bien.