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Curse of Cain

DeathMan
Journaliste

Curse of Cain

Un premier album quelconque ... peut-être un potentiel caché ?
9 titres
Movie Metal
Durée : 41
Sorti le 12/05/2023
679 vues

Nouveau venu signé sur le label Atomic fire records, voici Curse of Cain et son premier album enregistré entre 2017 et 2020. Qu'ont à nous proposer ces suédois, par ailleurs masqués comme dorénavant tant d'autres (Lordi, Ghost, Gwar, Milking the Goatmachine sans parler de nombre de groupes de black metal...) ?
Déjà côté concept, de ce que j'ai compris, le groupe évoque un monde dans lequel évolue Cain (Frère d'Abel, deux enfants d'Adam et Eve - Prononcez K HEIN et pas KHAINE). Après les masques viennent les pseudonymes : Soulkeeper, Rainbow, The Pirate, Mechanic et Timekeeper. Ajouté à la longue durée d'enregistrement, je parierai bien que des membres officiant dans d'autres formations sont présents au sein du groupe...

Groupe qui pratique un style très à la mode, un mélange entre Amaranthe/Arch Enemy avec pas mal d'éléments core ou electro (Le morceau 'Never See The Light'), tellement à la mode que j'ai eu du mal à trouver des éléments personnels perdus dans cet ennui sonore. Attention, j'ai beaucoup de mal avec le MetalCore donc mon avis ne regarde que moi ! J'ai trouvé les morceaux clichés au possible surtout au niveau des breaks : on ralentit, on pose une voix claire et hop! ça redémarre avec le growl qui revient sur un mur de guitares. Les modulations de voix sont également très prévisibles (On ne compte plus les passages un peu "nostalgiques" propres au métal sympho). Idem pour les sujets qui me semblent tellement 'A la mode', je crois même avoir entendu 'Fifty shades of Grey' (Titre original du livre cliché-porno-chic-SM paru il y a quelques années).

A contrario, je trouve que le groupe devient intéréssant quand il s'écarte des clichés habituels du style : l'apport de voix féminine sur 'Embrace your darkness', le break de 'Hurt' ou les passages électroniques sur 'Never See The Light' / 'The ground', la fin électronique de 'Alive'... De même, de nombreux riffs d'ouverture sont très réussis ('Blood the end' notamment).

Ce disque présente à mon sens tous les défaut du metalcore/métal moderne : des structures souvent répétitives avec des breaks réguliers, du gros son, du fun, mais le tout masque un manque de créativité dans les riffs. A comparer avec des groupes de la même époque (Visigoth, Smoulder par exemple) on se dit quand même que notre univers musical est vaste et que cet album pourra donner du plaisir à certains auditeurs !