Menu principal
Accueil(current) News Live Reports Interviews The Wall Chroniques Groupes Concerts

Cosmic Crypt

ANIBAL BERITH
Journaliste

Mammoth Grinder

\'\'Cosmic Crypt\'\' n'est pas l'album de l'année mais il offre un mélange des genres assez réussi le rendant appréciable à écouter.
11 titres
Hardcore Punk/Sludge Metal (early), Death Metal/Hardcore (later)
Durée : 28
Sorti le 26/01/2018
10486 vues
On savait les membres d'Iron Reagan très actif,s puisque chacun des musiciens du combo américain officie dans d'autres groupes et notamment au sein de Municipal Waste ou de Cannabis Corpse pour les plus connus (Landphil Hall, Tony Foresta); voilà que l'on retrouve depuis 2017, Ryan Parrish (batterie) et Mark Bronzino (guitare) au sein de la formation, toujours américaine, Mammoth Grinder, formant avec Chris Ulsh (basse, chant) un trio délivrant une sorte de sludge hardcore sur fond de grindcore.

Actif depuis 2005, le groupe n'a produit que trois albums et de nombreux ep et split, et c'est donc au quatrième méfait du combo \'\'Cosmic Crypt\'\' que nous allons nous intéresser ici.

Sectionné en onze titres sur 28 minutes, ce format confirme bien que nous sommes sur celui du grind. Même si l'album en a l'essence, le trio américain nous offre quelque chose de plus varié et de moins radical que ce que le genre propose habituellement.

La musique s'inspirant d' une base sludge notamment par le son de la guitare et le timbre de la voix, le tempo imposé par Ryan Parrish se rapproche plus de qu'il sait faire, à savoir du thrash crossover/hardcore avec un bon \'\'tchouca, tchouca...\'\' assez linéaire et ce sur l'ensemble de la tracklist.
En revanche, l'univers créé par les riffs apporte une certaine variété et ce dès l'intro de la galette qui offre à l'auditeur 35 secondes de musique mystique et spatiale avant de nous asséner de riffs bien râpeux, l'énergie en plus d'où le coté hardcore/crossover.

Basé sur ce principe, le disque défile de piste en piste avec des compositions plus thrashy (\'\'Servant of the Most High\'\', \'\'Blazing Burst\'\') ou plus lourdes (\'\'Divine Loss\'\', \'\'Human is Obsolete\'\') voire plus dissonantes (\'\'Molotov\'\', \'\'Superior Firepower\'\'). Le chant reste toutefois linéaire et semble être en retrait, lui donnant ainsi un caractère secondaire.

Au fur et à mesure que l'on avance dans l'album, on ressent un peu plus l'univers grind avec ce son un peu sale, comme si ce dernier avait été enregistré au fond d'une cave sans moyens, et des soli stridents qui couinent (\'\'Locust's Nest\'\', \'\'Mysticism\'\', \'\'Cosmic Crypt\'\').

\'\'Cosmic Crypt\'\' n'est pas l'album de l'année mais il offre un mélange des genres assez réussi même si au premier abord, le tout semble assez linéaire. La courte durée fait qu'il est aisé de l'écouter plusieurs fois afin de bien s'imprégner de l'univers du trio et en déceler les subtilités qui font que le disque reste appréciable à écouter.

Anibal Berith