One man band formé en 2014 dans la ville d’Aberdeen en Ecosse, Hellripper est un projet musical plutôt prometteur derrière lequel se cache un jeune surdoué de 31 ans, James McBain. Trois ans après « Warlock grims & Withered hags » (2023), le groupe est enfin de retour avec un nouvel opus, « Coronach », qui mêle influences black’n’roll, thrash et speed metal.
Dès les premières notes du morceau qui ouvre l’album (« Hunderprest »), le côté old school apparaît comme une évidence. A la fois speed et mélodique, ce titre rappelle fortement les débuts de Dissection, la voix de James McBain n’étant pas si éloignée de celle du regretté Jon Nodveidt, avec une touche inspirée du heavy metal traditionnel en sus. Avec le deuxième titre (« Kinchyle (Goatkradt and granyte) »), on dérive encore un peu plus vers le black’n’roll.
Il semble que le leader d’Hellripper ait beaucoup écouté des formations mythiques comme Venom, Bathory mais aussi des locomotives du heavy metal des années 80 comme Motörhead, Exciter ou Judas Priest. La musique d’Hellripper se fait plus mélodique avec l’entraînant « The art of resurrection ». Puis, avec le très speed « Baobhan Sith (Waltz of the damned) », le groupe met les bouchées doubles. Le tempo s’accélère et se fait plus rock’n’roll quand commence le très punk « Blakk Satanik Fvkkstorm », un titre qui ferait presque passer Venom pour un inoffensif groupe de hard FM.
L’écossais continue sur sa lancée avec « Sculptor’s cave », un morceau qui allie habilement agressivité et mélodie. Avec « Mortercheyn », le projet de James McBain persiste et signe sans jamais ralentir le tempo. Pour couronner le tout, le morceau éponyme de l’album (« Coronach ») fait figure d’hymne à la gloire du black’n’roll. Sur ce titre qui est aussi le plus long de ce disque, le chanteur-compositeur-interprète du groupe se paie le luxe d’alterner voix claire et chant black metal, ce qui apporte une petite touche d’originalité par rapport au reste de la tracklist.
Sans chercher à créer un son particulièrement original, Hellripper réalise néanmoins la performance de signer un album à la fois traditionnel et excitant, aussi corsé et sirupeux qu’un bon scotch des Highlands. Déjà culte !