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Conjurers Of Cruelty

Blood Potatoe
Journaliste

Devastator

Avec ''Conjurers Of Cruelty'', Devastator nous ramène à l’âge d’or du thrash et aux prémices du black pour un résultat fort réussi
12 titres
Black / Thrash Metal
Durée : 51
Sorti le 01/03/2024
951 vues

Après un ''Baptized In Blasphemy'' sorti en 2020 et salué par la critique, Devastator, jeune combo anglais formé en 2017, s’en revient avec ''Conjurers Of Cruelty'', seconde offrande aux thèmes toujours aussi joyeux. Magie noire, viol rituel, rites bestiaux et autre dépucelage diabolique sont au menu de ce nouvel opus.
L’inquiétant 'Beyond The Gates', qui introduit l’album, laisse vite place au titre éponyme, dont l’entame renvoie au 'South Of Heaven' de Slayer, avant un assaut typiquement thrash, qui donnera le ton général de cette cuvée 2024.
Avec leur rythmique saccadée et leur basse ronflante, 'Necromantic Lust', 'Sharpen The Blade' et 'Rabid Morbid Death' nous ramènent au mitan des années 80, quand Allemagne et Etats-Unis se disputaient le monopole du metal extrême.
Les Rosbifs saignants n’en oublient pas pour autant d’où ils viennent et citent volontiers les pères fondateurs du british steel. Ainsi 'Black Witchery' conjugue-t-il Sodom et Motörhead pour un thrash’n roll endiablé avec une touche de Venom pour le chant primitif.
De même, l’entrainant 'Walpurgisnacht' aurait pu figurer sur un album récent du Bombardier, le côté black en moins.
Le metal noir se joint d’ailleurs à la fête sur 'Deathspell Defloration' (et son chant torturé typé Shining) et 'Bestial Rites', avec ce son rugueux qui n’est pas sans évoquer le Mayhem période ''Deathcrush''.
Mais le point fort du groupe réside dans cette capacité à contrebalancer la violence rythmique via des soli mélodiques, parfois à la tierce, qui apportent une coloration heavy des plus appréciables. Les musiciens ne sont pas des manches et savent utiliser ces derniers à-propos. Une qualité qui n’est pas toujours de mise dans le genre, malheureusement.
A noter deux titres bonus sur la version CD : 'Liar In Wait', morceau black/thrash entrainant et 'Death Forever', speederie vintage, qui devrait faire son effet en live.