Club Majesty
Enora
Journaliste

ROYAL REPUBLIC

«« Club Majesty », une merveille dans la discographie de Royal Republic qui fait, comme toujours, honneur à son nom, que ce soit en live ou sur album»

11 titres
Rock
Durée: 35 mn
Sortie le 31/05/2019
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ARISING EMPIRE

Formé en 2007 à Malmö, Royal Republic est un groupe de Rock qui, dès l'album « We Are The Royal » (2010), s'est fait remarquer et a su se tailler une place de choix parfaitement méritée. Le groupe s'est en particulier fait connaître pour faire d'un Rock en apparence old school quelque chose d'incroyablement rafraîchissant et solaire, une arme de séduction massive qui passe par un excellent déhanché ! Et après « Save The Nation » (2012) et « Weekend Man » (2016), les musiciens font un grand retour avec « Club Majesty » !

Royal Republic sait soigner son entrée en live comme sur album, et ce ne sont pas les guitares trépidantes de ‘Fireman & Dancer' qui vont ternir cette réputation ! Le frontman, Adam Grahn, énergique et dont on devine le sourire rien qu'en écoutant la chanson, a des airs d'Harold Zidler au milieu des danseuses du Moulin Rouge (on parle ici du film de Baz Luhrmann pour ceux qui se poseraient la question). Plus lent mais toujours aussi dansant, ce dont on aurait pu se douter avec le titre, ‘You Can't Fight The Disco'propose un moment un peu plus old school mais avec les accents délurés qui ont fait et continuent de faire le succès du quatuor suédois. ‘Boomerang' est l'autre morceau que le groupe a dévoilé relativement tôt et que vous avez probablement eu en tête pendant quelques jours après l'avoir écouté, mais ne nous plaignons pas : cela témoigne de l'efficacité de cette composition ! Les touches de saxophone renforcent l'atmosphère lover qui fait tout le charme du groupe.

On reste dans cette même ambiance pour ‘Under Cover' qui a un côté Rock sous drogues légères et acidulées sans tomber dans quelque chose de teenager qu'on peut reprocher à bon nombre d'artistes. Si on y ajoute la précision militaire de la ligne rythmique mise en place par Per Andreasson et les sonorités Electro dont les musiciens habillent la mélodie, on ne peut qu'être séduit. La basse prend la main sur ‘Like A Lover' qui transpire la sensualité avec une certaine maturité dont on peut parfois manquer chez des formations comme les Américains de Wilson qui, s'ils ont signé un album exceptionnel avec « Tasty Nasty » (août 2018), n'ont pas la mesure ni la rigueur de Royal Republic, qui n'en perd pas pour autant son grain de folie. Si ‘Blunt Force Trauma' peut sembler un peu fade en comparaison des précédentes chansons, ce n'est qu'une impression passagère et on se laisse bercer par le combo choeurs et cuivres !

Une voix grave et sexy nous accueille sur ‘Fortune Favors' juste avant qu'une guitare évoquant la chaleur et les rythmiques du Sud n'intervienne. Derrière une apparente sobriété, le groupe nous offre en vérité une petite bombe musicale, moderne et fraîche. Les références se multiplient sur ‘Flower Power Madness' sur laquelle guitare et basse rivalisent sans jamais se marcher dessus, avec une très belle participation de Jonas Almén, toujours aussi présent et engagé dans les performances du groupe. S'inscrivant dans la grande lignée des groupes de Rock jouant sur des influences Electro, comme The Shoes ou The Black Keys pour ne citer qu'eux, voici ‘Stop Movin''. Faut-il vraiment expliquer ‘Anna-Leigh' ou simplement vous renvoyer à ‘Addictive' ? Si vous n'êtes pas familier avec l'anglais, on vous laisse demander des explications à des proches qui comprennent l'humour du groupe. La conclusion s'intitule ‘Bulldog' et elle est survoltée, à vous de vous faire une idée !

« Club Majesty » est une merveille absolue dans le genre et dans la discographie de Royal Republic qui fait, comme toujours, honneur à son nom ! Que ce soit en live ou sur album, le groupe ne cesse de placer ses standards plus hauts, offrant des performances et des chansons millimétrées, énergiques, solaires, dansantes et incroyablement séduisantes !


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