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Chapter 4 : Red Falcon Super Battle ! Neo Paris War!!

Blood Potatoe
Journaliste

Rise Of The Northstar

Digne successeur de ''Showdown'', ce ''Red Falcon'' enfonce le clou jusqu’à transpercer le mur avec son hardcore metal décapant.
13 titres
Punk Hardcore
Durée : 38
Sorti le 14/11/2025
375 vues
Check check, one two, ROTN is back in the game et il tient à garder son titre de leader de la scène hardcore metal hexagonale. Après un teasing sous forme de quatre singles, voici donc la nouvelle offrande des Parigots.

''Showdown'' avait déjà marqué la différence avec son prédécesseur en termes de son. ''Chapter 4: Red Falcon Super Battle! Neo Paris War!!'' (Ouf !) passe encore un cap en la matière avec une prod plus stéroïdée que Ronnie Coleman et Dorian Yates réunis (ouh, la référence de vieux !).

'Payback' risque de mettre tout le monde d’accord d’entrée de jeu avec ces guitares sous-accordées, cette basse mouvante et un jeu de batterie ultra groovy, dans la droite lignée de l’opus précédent. Les changements de tempi donnent une dynamique idéale à un morceau qui n’en manque déjà pas.

'Neo Paris' et 'Falcon' sont forgés du même métal, cette dernière piste rappelant par moments les premiers Pleymo et Crazy Town par leurs refrains mélodiques (ouh, la référence de vieux, BIS).

Le quintette s’aventure à plusieurs reprises sur le terrain du néo-metal, intégrant quelques Korn flakes à sa mixture ('Solitary Homeboy', 'Desolation Hawk'). La paire de gratteux Air One/Eva B s’illustre une fois de plus via des rythmiques en béton armé et des soli de toute beauté.

'A.I.R Max', glaviot hardcore brut de décoffrage, ravira quant à lui les nostalgiques de ''Welcame''.

Mais la véritable pépite de cette cuvée 2025 n’est autre que le hit en puissance 'Back 2 Basics', qui doit déjà avoir fait son petit effet sur la tournée en cours. Invités de marque et challengers directs de nos cinq rônins, les Marseillais de Landmarks en profitent pour dynamiser, voire dynamiter un titre qui devrait réconcilier pour un temps supporters phocéens et ultras parisiens. La vidéo tournée pour l’occasion mériterait de tourner en heavy rotation sur M6 et France télévision.

Autres invités, les potos de TEN56, qui viennent rajouter une couche de brutalité metalcore sur un 'Nemesis' déjà bien vénère. Vithia, égal à lui-même, éructe et vocifère à s’en faire péter les cordes vocales. Le gaillard ne s’économise pas et serait bien avisé d’investir dans les pastilles au miel s’il veut pouvoir enchainer trois dates consécutives sans finir aphone.

Alors, certes, les textes n'ont pas une profondeur philosophique flagrante mais ils sont scandés avec une telle conviction qu'ils en deviennent terriblement sympathiques (''Laisse les dire, laisse-les faire, rien à foutre, qu’ils aillent tous n******r leur mère'', pure poésie).

Les influences hip-hop se font plus prégnantes que sur les galettes précédentes, tant sur le phrasé de Vithia que par les inserts de scratches, qui renvoient à l’âge d’or du rap ('Neo Paris', 'No Turning Back'). L’interlude 'Under' et le conclusif '75 Outro' viennent corroborer ce fait, pièces 100% rap, qui apportent une variété bienvenue à ce condensé de saturations exacerbées.

Compagnon idéal d'une séance à la salle, cette galette bourrée d'énergie vous garantit des perfs de folie.