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Catalyst

Herger
Journaliste

Robo Sapiens

Un album où la technique instrumentale est reine, même si il manque un chanteur pour apporter plus d'âme et de chaleur à ce ''Catalyst''.
11 titres
Instrumental
Sorti le 08/03/2018
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Le label finlandais Lion Music, adepte de métal et de rock progressif, publie en mars l'album d'un groupe où l'on retrouve des musiciens chevronnés, un genre de super-groupe en quelque sorte.

Le guitariste Milan Polak est connu pour avoir conçu des albums de guitares depuis une dizaine d'années et fait partie des meilleurs guitaristes de sa génération.
Le batteur, Thomas Lang, l'homme aux dix milles heures d'entraînement, est un très bon technicien derrière ses fûts. N'oublions pas le bassiste Fabio Trentini, qui officie aussi dans le groupe culte progressif Le Orme.
Pour ce ''Catalyst'', le trio sort un opus instrumental qui leur permet de montrer leur qualité technique.

Parlons des choses qui fâchent tout de suite. Nous avons à faire à un album de pure musique instrumentale et donc il manque un chanteur, car le chant apporte un supplément d'âme et une respiration dans la musique. Et certains titres auraient mérités des vocaux, surtout lorsque l'on sait que Milan Polak a déjà posé sa voix sur des chansons par le passé.

Cela étant dit, il faut reconnaître que la musique de Robo Sapiens est loin d'être mauvaise.
Le groupe peut proposer des compositions où se mêlent de gros bons riffs avec des soli techniques, comme sur ''No Turning Back'' ou ''Catalyst'', qui peuvent rappeler Vai, Satriani et consorts.

D'autres titres se font plus atmosphériques mais laissent la part belle aux guitares, tels que ''Alchemy'' ou ''Pacifier''. J'apprécie le mélancolique ''Distant Memories'' avec ses très belles parties de guitares acoustiques qui jouent plus sur l'ambiance que sur la dextérité de la guitare.

Un petit mot concernant la section rythmique qui tient la baraque du début à la fin de l'album et met en valeur les lignes de guitares de Milan Polak comme sur le très hard ''Hlva''.

Un album où la technique instrumentale est reine même si il manque un chanteur pour apporter plus d'âme et de chaleur à ce ''Catalyst''.